Jadis, OK, mettons l’été passé, je voyais un gars. Appelons-le Simon, ce qui est en fait son vrai nom, parce qu’on s’en criss un peu de son anonymat, il la connaît l’histoire pis il va se reconnaître de toute manière, on est encore amis Facebook.

Donc moi et Simon on se voyait depuis le début de l’été de façon semi sérieuse, genre qu’on voyait personne d’autre on the side. En tout cas, j’aime ça penser qu’il voyait personne d’autre, mais j’y ai jamais vraiment posé la question.

Arrive un soir où on boit beaucoup, genre que je l’invite à Noëdans ma famille pis tout le kit parce que mon jugement a crissé le camp après un shot de liquid cocain. On rentre du bar éméchés, on commence à sexualiser, on finit notre besogne pis on s’endort dans la chambre qui sent le vieux sexe pis la sueur.

Le lendemain j’me lève, ben maganée, pour aller à l'école. J'ai pas beaucoup dormi, mais je suis tout de même rayonnante de bonheur grâce à la belle soirée/nuit que j'ai passée. Des fois pas dormir ça vaut la peine, genre quand c'est pas pour changer des couches.

Faque, en tant que bonne étudiante, j'arrive à l'heure à mon cours, avec le linge de la veille, pis une haleine de putréfaction. En racontant ma soirée d'hier à mes chums d'uni, je reçois un texto de mon étalon « Je voulais pas t'inquiéter avec ça hier, mais je trouve pu le condom Mary!!». Honnêtement, je l'ai tellement trouvé sans dessin de sentir le besoin de me dire ça, j'allais pas partir de mon cours pis aller l'aider à fouiller en dessous des oreillers câlice!

J'y ai répondu aussitôt « Simon, je comprends que c'est deg' de savoir qu'il y a une capote en liberté chez vous, mais je vais pas partir de mon cours pour mettre une frontale pis venir t'aider». J'comprenais crissement pas la nécessité de m'avertir de ça, jusqu'au message suivant : « MARY CRISS!!! Je l'ai pas trouvé en sortant de ton intérieur, j'me suis dit qu'elle avait peut-être glissée, mais la je la trouve nulle part...est comme en toi.»

J'avais officiellement une journée de merde. Pogne mon stock, sacre mon camp, m'en va aux toilettes, me fouille comme jamais j'ai fouillé mon intérieur de toute ma vie, pis je trouve rien. Appelle à clinique, y'ont pas de place. Je CA-FUCKING-POTE. J'prends la peine de me protéger, mais ça vire en esti de marde. Next time m'a mettre un foulard sur le pen du gars, on le perdra pas, à moins qu'il soit magicien.

Rendue à maison, go go gadget au bras s'est fait allé sur un solide temps. Premièrement, j'le sentais pas, faque j'avais la triste impression qu'il était en train de se désintégrer et se répandre partout dans mon corps, m'entraînant sournoisement vers la mort. Les baguettes chinoises, des crayons, une règle..j'savais juste pu quoi faire, j'avais épuisé mon inventaire de fourniture de secours.

J'me suis rendue à la clinique en braillant, en tenant mon utérus à deux mains comme si j'avais eu une hystérectomie le matin. Y'ont été ben blood, ils m'ont pas laissé pleurnicher dans l'entrée. J'ai raconté mon histoire au médecin, qui m'a rit dans face. Il m'a installé les pieds dans les étriers pis y'est parti en expédition. Le doc faisait des onomatopées tout en cherchant OHHH! AHHH!

L'histoire finit quand même bien. Degueu, c'est clair, mais bien, en même temps, fallait pas s'attendre à ce que je fasse un pussy fart de glitter, de réglisse pis que la capote ressorte par miracleEn fait, j'ai su que le doc avait trouvé l'objet en question quand ça commencé à sentir drôle dans la pièce.

On est loin d'un conte de fée. Peut-être que je suis la cendrillon des temps modernes?!