Décidément, la rentrée scolaire des étudiants et étudiantes de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) aura eu son lot de hauts et de bas cette année, alors que le Syndicat des employés et employées (SEUQAM) viennent de voter pour un prolongement des moyens de pressions sur une période de 10 jours. Un jour tu pourras tester le bar à salade de la cafétéria. Pour le moment, apporte ton lunch, parce que la grève à l'UQAM n'est pas terminée.

Les 1 800 employés de soutien de l’Université étaient réunis hier en après-midi à l’Olympia pour tenir une assemblée générale, question de faire le point sur la dernière semaine de manifestation et de piquetage. Ce n’est qu’en début de soirée que le résultat du vote a été révélé.

Ce sont 73 % des membres du SEUQAM qui ont voté en faveur de la poursuite de la grève, et ce, pour au moins dix autres jours. À noter qu’il ne s’agit pas de 10 jours consécutifs. 

Par voie de communiqué, la présidente du SEUQAM, Louisa Cordeiro, a précisé que « nous envoyons ainsi un message clair » au Conseil du trésor et à la rectrice de l’UQAM, Magda Fusaro.

« L’offre salariale qui est sur la table n’est pas suffisante. Nous voulons continuer à contribuer à l’essor de notre institution, mais pour garder les membres des différents groupes de travail [...], cela passe par des salaires décents », a-t-elle déclaré. 

De son côté, la direction de l’UQAM a envoyé un courriel à ses 38 000 étudiants affirmant que l’Université a demandé au ministère du Travail de nommer un conciliateur dans le cadre de la négociation avec le Syndicat des employées et employés (SEUQAM).

Un conciliateur est un juge administratif ayant reçu une formation sur la conciliation et son déroulement. Son rôle est d’aider les différents partis à discuter et à trouver des solutions.

La direction affirme aussi que l’UQAM demeure ouverte et que l’établissement « met tout en œuvre pour que la situation actuelle cause le moins de perturbations possibles chez les étudiantes et les étudiants. »

Le 3 juillet dernier, les membres du SEUQAM avaient voté pour exercer des moyens de pression pouvant aller jusqu’à cinq jours de grève, lesquels ont déjà été exercés.

Les employés de soutien de l’UQAM sont sans convention collective depuis le 31 mai 2017.

De leur côté, les grèves de soutien de trois associations étudiantes de l’UQAM, soit l’Association des étudiantes et étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM (ADEESE), l’Association facultaire étudiante des langues et communication (AFELC) et l’Association facultaire étudiante des sciences humaines (AFESH) arrivent ou sont arrivées à échéance.

L’AFELC n’avait que deux jours en banque pour une grève de soutien, mais reste malgré tout solidaire aux employés du SEUQAM.

Même son de cloche du côté de l’ADEESE, qui, elle, pouvait être en grève de soutien jusqu’au 9 septembre.

L’Association appelle malgré tout « à la solidarité et à ne pas franchir les lignes de piquetage ».

L’AFESH a prévu une assemblée générale aujourd’hui pour, elle aussi, faire le point. 

Les mêmes services à la vie étudiante seront paralysés, comme la cafétéria ou le registrariat. En revanche, l’UQAM a décidé de prolonger la période d’annulation des cours et la date limite pour acquitter les frais de scolarité.

Ça te donne donc un peu plus de temps pour gratter le fond de tes tiroirs pour payer ta session.