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J'ai brûlé la chandelle par les deux bouts

L'épopée d'une fille épuisée.
J'ai brûlé la chandelle par les deux bouts

Je te parle d'un monde où on se pousse considérablement pour se dépasser, entre nous et par rapport à nous. Un monde dans lequel la phrase « if you suck, then suck it up » régit le gros de la game. Pis je suis embarquée dedans, big time.

Je voulais en parler sauf que j'hésitais à mettre ça sur la place publique, parce que j'ai l'impression que c'est une mode qui ne s'épuise pas, de se vider les trippes sous l’œil avisé des lecteurs qui n'en manquent pas une. Sauf que je ne pense pas non plus être toute seule dans mon sympathique bateau pis que c'est toujours ben plus le fun de nager à plusieurs, dans le pire.

L'épuisement c'est furtif, c'est trop de signes ignorés, c'est beaucoup de « oui » et pas assez de « non ». C'est ta tête qui est prise par en dedans, mais tu n'y donnes pas d'air. Parce que tu te dis que ce n'est pas le bon moment, que t'as trop de projets sur la table en ce moment. À vouloir abusivement des projets (trop pour ta capacité), tu n'en as pu pentoute. C'est ça qui arrive.

« T'es rendue ben plus loin que ben du monde à ton âge! »

« Ça va bien, c'est juste dans ta tête! »

« J'admire ton guts! »

Je voulais crier. 

Parce que moi, dans mon p'tit corps de fille de 25 ans, je trouvais que j'en faisais pas assez. Je suis une éternelle insatisfaite des buts que je me fixe. Quand je l'atteins, je le savoure rarement. J'en veux un autre, plus gros, plus beau. Mais pour qui, pour quoi? 

Asti que je ne voulais pas être comme tout le monde. « Pousse plus fort ». 

Y penser m'épuisait. Parce qu'on est incapable d'apprécier ce qu'on a réellement, right? Savourer le moment présent, c'est tellement 2015. Je travaille dans un domaine où je vois tout le monde performer, pis j'ai la chienne de ne pas savoir comment faire. La phrase « ça part de toi » vient rarement avec un manuel d'instructions pis me semble que ç'aurait été utile. Je me disais que n'importe qui serait capable de gérer ma vie ben mieux que je le faisais.

Pis plus j'y pensais, moins je dormais, moins je dormais, moins j'étais efficace, pis moins j'étais efficace... bref, tu connais la suite. Je me suis épuisée. Il fallait que je sorte de mes tâches, que je sorte de ce monde-là que je voyais si abstrait. Que je sorte de ce que je faisais pour me rappeler comment je m'y suis rendue. Je manquais de chaleur humaine, de nature, d'essentiel. J'étouffais parce que j'avais peur d'être rien et de devenir rien.

J'étais anxieuse de tout mettre sur la glace, pensant qu'à mon retour il n'y aurait pu rien. 

via @yourgirlmax

Je suis partie. 

Assez longtemps pour dire. 

J'ai réalisé pendant ce court arrêt sur image que la vie est beaucoup plus grande que ça. Le monde, la Terre, les gens que tu touches et que tu aimes, c'est plus grand que ça. Que ton cash ne partira pas avec toi à 60 ans parce que t'as trop forcé la machine et que t'as pas pris soin de toi. Que l'essentiel n'est pas perdu, mais qu'on ne le recherche pas assez et que ça nous rend tous fous.

Je me suis rappelée que j'aimais ce que je faisais, sauf que je N'ÉTAIS PAS ce que je faisais. Je suis bien plus que ça. Que c'est mon corps en premier et que je me dois d'en prendre soin. T'es pognée avec toi pour le reste de ta vie, faque aime-toi donc un peu! que je me suis dit.

J'ai assumé qu'on vivait dans un monde de paraître, de je-me-moi, de followers et de sensations étoiles filantes. Que tout ça, ce n'est pas nécessairement mal et qu'il faut arrêter d'en faire le procès si on n'oublie pas de ressentir du vrai à doses quotidiennes. Qu'il faut en sortir pour mieux revenir, pour mieux voir.

Que j'ai juste 25 ans et que, si je n'aboutis pas à accomplir tous mes projets d'ici 26 ans, personne ne va le savoir sauf moi et que ça ne sert à rien de me mettre de la pression pour ça. Je te le dis, ça sert crissement à rien. Ce n'est VRAIMENT PAS IMPORTANT. Ce n'est pas grave, arrête. Ce n'est PAS GRAVE.

Y'a personne d'autre dans le monde qui pense comme toi. Réalises-tu ça? Donc non, t'es pas comme tout le monde. Juste ça devrait te convaincre de t'accorder le droit de flotter de temps en temps et d'arrêter de te culpabiliser parce que tu ne nages pas pour trois. Arrête. Crisse, arrête! 

Et je suis revenue. 

Tous mes projets m'attendaient. Pis moi aussi je m'attendais. 

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J'ai à peine le temps d'écrire cet article que je dois sauter dans le prochain bus pour me rendre à l'école et rester en classe jusqu'à 21h et finir mes lectures après pour mon test de demain matin : c'est la rentrée et c'est le K.O!!!

Ceux qui ont le mode de vie aussi occupé, dernière minute, pressé savent qu'il s'agit d'une belle vie où l'on est toujours en train de faire quelque chose, d'apprendre quelque chose en se déplaçant rapidement avec bin de la caféine et de la musique forte.

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Mettons les choses au clair. Je ne vais pas mentir sur le fait que OUI, si je fais cet article c’est que  je déteste plus que tout au monde, me lever le matin. J’aime vraiment pas les matins en fait. Je suis uniquement  faite pour me lever à partir de 11h ou 12h, pas avant. Car avant ça, mon cerveau, et tout mon corps même, est en mode veille (inutile d’essayer de me parler mes chers amis).

Malheureusement la vie en a décidé autrement pour moi, car quand je ne dois pas aller en cours (le matin) ben je dois bosser (le matin aussi). Toute ma vie est faite de matins qui me torturent sans arrêt et m’obligent à sortir de ma douce couette, sans aucune volonté.

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Le Mont-Royal c’est LE premier truc que tu fais en arrivant à Montréal. Tout le monde te dit qu’il faut y aller au moins une fois, car c’est l’une des plus grandes attractions de la ville.

Et ça en vaut clairement le détour. La vue est incroyable en haut, et impossible de regretter la montée une fois faite. Cependant, on à tendance à sous-estimer la misère de la montée qui nous attend.

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Ouffffff, grosse soirée hier... Je n'ai tellement pas envie d'aller travailler.  J'ai mal à la tête, mal au cœur, mal à la vie! Je ne suis même pas certain que je vais être capable de sortir de mon lit… Travailler, MISSION IMPOSSIBLE. Je veux simplement écouter des films et rien faire de la journée s'il vous plaît. 

Je callerais bien off, mais maudit que je suis mauvais menteur et que je suis vraiment à court d'idées à dire à ma boss. Elle n'est pas conne et va le savoir que je suis juste hangover...

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