Karine d'Occupation Double révèle tout ce que tu veux savoir sur son travail de mannequin

Être mannequin, ce n'est pas seulement prendre des belles photos.
Karine d'Occupation Double révèle tout ce que tu veux savoir sur son travail de mannequin

Alors que certains candidats d'Occupation Double Bali sont déjà tombés dans l'oubli, d'autres comme Joanie et Karine ont marqué les Québécois pour un bon petit moment. On était donc pas surpris d'apprendre que Karine était mannequin avec la palette d'expressions faciales qu'elle peut nous offrir...parfois en moins d'une minute.

@karinestmichel_embedded via

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Alors qu'elle a recommencé à travailler dans l'industrie depuis son retour à Montréal, beaucoup de fans de l'émission la questionnaient sur son métier. C'est quoi, être mannequin à Montréal? Comment fait-elle pour être mannequin avec ses courbes féminines?

La jeune femme a donc décidé de faire une vidéo « live » sur son compte Instagram, afin de répondre à toutes les questions qu'on lui pose régulièrement. Évidemment, elle précise qu'elle ne fait pas partie des filles « au top » à Montréal, mais arrive à faire un bon portrait de l'industrie quand même.

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Être mannequin, ce n'est pas seulement prendre des belles photos.

À plusieurs reprises, Karine a mentionné qu'être mannequin, ce n'est pas seulement « prendre de belles photos Instagram ». On ne peut pas s'autoproclamer mannequin juste parce qu'on fait des shooting avec notre ami dans un parc.

Être mannequin, c'est être capable de mettre en valeur et vendre le produit du client. C'est être rapide en shooting, savoir comment se mettre à l'avantage à la caméra, bien marcher, savoir se tenir, avoir une belle prestance participer aux show room, et plus encore.

Ce n'est pas toutes les femmes qui peuvent être mannequin.

Tu peux être magnifique, mais ne pas être photogénique ou ne pas avoir un visage sur lequel la lumière se pose bien pour des photos. Ça demande plus qu'être simplement belle.

Il y a plusieurs types de mannequinat, pour plusieurs types de silhouettes.

Il y a évidemment des silhouettes à avoir, selon ton marché. À moins de faire du taille plus (où la silhouette doit aussi avoir des exigences) il faut être mince et plus de 5 pieds 8. Si tu veux faire du « high fashion » tu dois être très mince ou maigre, et filiforme.

Karine dit être mannequin « commerciale » puisqu'elle a des formes, des seins, et une silhouette en courbes et muscles. C'est le type de mannequin qu'on utilise pour les vêtements de sport, les maillots, la lingerie, et les vêtements du genre au grand public. Ce n'est pas le type de silhouettes que tu vas voir défiler pour Chanel.

Il faut être belle, et se trouver belle.

Évidemment, il faut être belle pour être mannequin, mais surtout avoir une bonne confiance en soi. Ça paraît en photos et dans la démarche une femme confiante.

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Selon elle, il y a seulement 5 agences à Montréal qui valent la peine.

La jeune femme a eu de mauvaises expériences avec des agences, et recommande d'y aller avec les 5 meilleures: celles qui sont reconnues à l'international, qui donnent beaucoup de contrats à leurs mannequins et surtout qui sont très professionnelles.

Ces 5 agences sont: Specs (celle de Karine), Dulcedo (celle de Lucie Rhéaume), Folio, Montage et Next.

Elle précise qu'on ne devrait JAMAIS payer pour entrer dans une agence.

Selon elle, si l'agence croit en toi, elle sait qu'elle va réussir à te booker des contrats, et donc faire de l'argent. Si elle te demande de payer pour entrer dans la compagnie, elle ne voit sans doute pas de futur.

Il y a plusieurs moyens d'entrer dans une agence.

Les mannequins se font souvent repérer par des agents dans le rue, les festivals... Bref dans le quotidien. L'agent l'invite ensuite à venir à un open call, un après-midi réservé aux futurs mannequins pour voir leur potentiel. On peut aussi entrer dans l'agence en présentant un bon porte-folio.

Pour le commercial, on commence à recruter autour de 16 ans, et pour le « high fashion », autour de 14 ans.

Elle recommande l'échange de service pour se bâtir un porte-folio, chose qu'elle a faite.

Pour se bâtir un bon porte-folio, elle conseille de faire un nombre énorme de shooting pour connaître tes meilleurs angles, meilleures positions, être à l'aise devant la caméra et montrer ce que t'es capable de faire aux agents.

Souvent, les photographes qui débutent dans le milieu ont aussi besoin de pratique donc ça fait un échange de service gagnant pour les deux.

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Le meilleur conseil qu'elle peut donner pour devenir bonne est de passer beaucoup de temps devant le miroir.

Elle recommande de passer beaucoup de temps à te regarder, bouger, prendre des poses, jouer avec la lumière et trouver les éclairages qui te vont bien selon la luminosité offerte. Une bonne mannequin devrait réussir à trouver ses angles selon la lumière en quelques secondes.

Il faut se méfier des photographes.

La jeune femme raconte que la pire chose du métier, c'est les hommes qui veulent profiter de la naïveté de celles qui veulent percer dans le métier. Il faut faire attention de bien connaître le photographe et ses intentions avant d'accepter un créatif (hors agence et clients) parce que certains sont mal intentionnés et font juste ça pour avoir des conquêtes faciles. Dans ce métier, il faut savoir à qui faire confiance.

C'est une industrie sans pitié.

L'industrie du mannequinat, c'est bien connu pour être difficile. Karine s'est déjà fait laisser tomber par une agence parce qu'elle était « trop grosse » pour le public que l'agence visait. Dans le milieu, on ne te flattera pas dans le sens du poil. Tu peux passer une centaine d'auditions, et être choisie seulement une dizaine de fois et c'est totalement normal. Tu seras sans cesse comparée et le client choisira celle qui fit le mieux dans ses critères.