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La fois où je n’aurais pas dû te laisser une autre chance

J’ai jamais cru aux signes astrologiques et leurs influences sur les traits de personnalité. En étant un Cancer, la réputation de fille « douce », « molle » et « romantique » ne me faisait pas triper. Le tout sonnait comme un mélange parfait pour créer quelqu’un de… faible. Mais pourtant, c’est exactement c’que j’ai été avec toi, faible.

J’aime croire que tu n'mentais pas quand tu disais que t’avais changé, et que t’étais prêt à tout pour que ça fonctionne cette fois-ci. J’aime aussi croire que de te laisser une autre chance, c’était la bonne décision. Mais on a échoué. Pas une, mais 2 fois. Alors entre ce que j’aime croire et la réalité, y’a évidemment un écart important.

Rien n’a jamais été simple entre toi pis moi. J’me disais que c’était la vie qui nous envoyait, encore une fois, un de ses challenges. Que l’destin n’avait aucune chance contre nous. « You and me against the world, baby » tu m’disais.

Et que tu m’en disais des affaires. Et que j’t’écoutais parler, toi, le grand parleur que tu es. Les projets de vie, les promesses d’amour, les paroles blessantes, les excuses, les justifications… C’était un cercle vicieux dans lequel j’embarquais sans trop m’en rendre compte, embellie par ton charme et tes grandes paroles.

Contrairement à toi, je n'ai jamais été une grande poète ni une grande rêveuse de l'amour. Tu te rappelles ce que j’ai dit quand ton ami du secondaire a repris avec sa blonde après qu’elle l’ait trompé? « Quand on s’laisse une fois, on est fait, à tout jamais ». J’ai dû piler sur mon orgueil quand on a repris, me convaincre qu’on n’était pas comme tous les autres; condamnée à une deuxième fin atroce une fois la confiance trahie.

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Notre première rupture était un orage de larmes, de cris, de peine et de déception. La deuxième, un tsunami. Un tsunami de rage contre toi et tes fausses promesses, un tsunami de rage contre moi qui avait été assez naïve pour penser que cette fois-ci, ç’allait être différent.

Et j’ai toujours voulu être cette ex qui reste aimable. Peut-être pas une amie, mais celle qui est capable de t’dire salut quand elle te croise à l’épicerie du quartier. Et si j’avais fait mon deuil de nous, et ce après la première rupture, j’pense bien que j’aurais pu être cette ex.

Parce que t’sé, peu importe l’enfer qu’on s’est fait vivre, tu restes quelqu’un que j’ai déjà aimé au point d’oublier que la terre est ronde. Et j’ai jamais voulu t’haïr, j’ai jamais voulu éviter l’épicerie de ton quartier au cas où j’te croiserais.

Mais j’ai décidé de t’donner une autre chance. De croire en tes paroles si molles, si douces et si romantiques. Ce n’était pas assez de me faire casser en mille miettes une fois, il fallait que j’y retourne pour confirmer que j’avais pas atteint ma limite, que j’pouvais être encore plus détruite. Pour ton info, ça s’pouvait, et ça été fait.

Avec le temps, avec le recul et avec le deuil complété, j’me rends compte que tu méritais même pas une première chance. Et j’suis sûre que tu penses que ça m’est insurmontable, pis que j’te blâme pas, avec toute les chances que j’tai laissés. Mais boy, sache que ce qui me rend le plus en maudit dans tout ça, c’est que j’peux pu aller à mon épicerie préférée.

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