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Les 20 réalités d'être animateur dans un camp de vacances

Parfois, la seule option reste la forêt même si c'est à tes risques et périls!

L'été s'en vient et, pour la plupart des étudiants, ça veut dire qu'ils vont demander plus d'heures à leur emploi, mais qu'ils vont aussi se garder un peu de temps libre pour en profiter au maximum en dégustant un apéro sur une terrasse dans le Vieux-Port ou en passant quelques journées à se faire bronzer sur une plage pas trop loin de Montréal (ou aux États-Unis s'ils ont le budget pour et la chance de pouvoir demander congé).

Pendant que beaucoup travaillent à l'épicerie du coin ou dans les boutiques de vêtements, toi, tu fais tes valises pour t'exiler à ton camp de vacances. Que ce soit ton premier ou que tu sois un vétéran, je pense que tu t'attends pas à ce que ce se soit reposant!

Pour que tu saches à quoi t'attendre ou pour te rappeler les défis que l'été va te poser, voici une liste de 20 réalités de cette job d'été qui vont te montrer tout ce qui t'a manqué (ou pas) durant tout l'hiver...

1. Garder sa bonne humeur et un bon niveau d'énergie toute la journée

Arrivé grumpy au travail, c'est même pas une option envisageable pour toi. Il faut que t'aies toujours le sourire étampé dans la face et que t'aies l'air de t'amuser encore plus que ton groupe (alors que toi, la tague, tu ne trouves pas ça très excitant). En camp de vacances, la tâche est encore plus difficile parce que tu dois être énergique du lever au coucher de tes jeunes.

2. Devoir endurer les chansons de camp les plus populaires

Les chansons de camp, ça les garde occupés, ça paraît bien aux yeux de tes boss, ça ne demande pas trop d'énergie, mais à la fin de l'été (ou quand ce n'est pas ta première expérience), tu commences à faire une écœurantite aiguë de "Boum" et de "La gomme"!

3. Les repas qui tournent aux cauchemars

Encore une fois, peu importe l'âge des enfants de ton groupe, les repas ne sont pas des moments sereins dans ta journée. Tu vas devoir faire face à des batailles de bouffe, à des plateaux échappés par terre, à de l'eau renversée partout (même sur un de tes jeunes si son ami a confondu le souper avec la baignade), etc.

4. N'avoir aucune intimité

Si t'aimes bien être dans ta bulle une fois de temps en temps, tu sais que tu vas avoir du mal à survivre à l'été. Même quand ton groupe est couché, tu seras probablement jamais seul parce que le soir, il y a des réunions, les autres animateurs qui chillent dans ta chambre et parfois, la seule option reste la forêt même si c'est à tes risques et périls!

5. Se coucher tard et se lever tôt

Une bonne nuit de sommeil? Quelle bonne blague! Que t'aies un groupe de jeunes qui se lèvent avant le soleil ou un groupe d'ados qui ne respectent pas le couvre-feu, le résultat est le même parce que tu ne dormiras fort probablement pas 7h par nuit.

6. Être en mode alerte en tout temps

Tu ne peux littéralement pas te permettre de tomber dans la lune deux secondes parce que ça te tente de penser à ton chum que tu vas voir pendant ta journée de congé. Parce que deux secondes, c'est assez pour qu'un jeune se perde et, dans les bois, ce n'est pas la meilleure place pour qu'un petit de 5 ans se promène (alors qu'il a déjà de la misère à marcher seul sur un terrain plat)...

7. La bouffe dégueulasse

Non, je n'exagère pas, c'est juste pas mangeable! Quand j'y allais, je perdais littéralement 3 livres par semaine à cause du manque d'appétit que je ressentais à la vue de mon brocoli vert-brun. Tu peux juste pas survivre si tu ne t'amènes pas de la bouffe que tu gardes dans ta chambre pour manger le soir en te demandant comment tu as survécu à ta journée.

8. Essayer de se renouveler sans cesse

Refaire deux fois le même jeu dans la même journée? À part s'il est vraiment épique et original, oublie ça: les enfants, ça a quand même une meilleure mémoire que celle d'un poisson rouge. Trouver de nouvelles activités qui ne sont pas trop difficiles à organiser, ce sera un de tes défis de l'été!

9. Les couples qui se forment et se déforment

Il t'est tombé dans l'oeil la première fois que tu l'as vu, il joint son groupe au tien, vous passez de plus en plus de temps ensemble et toi tu dis pas non... C'est peut-être stéréotypé, mais c'est un de ces stéréotypes pas si faux que ça pour les camps de vacances! Après tout, avec une trentaine de jeunes adultes qui passent autant de temps ensemble, on devait s'y attendre.

10. La paye qui remet toujours en question ton choix de job d'été

Quand tes amis font plus d'argent que toi alors qu'ils dorment chez eux, ont leur fins de semaines de libres et travaillent beaucoup moins que toi, ça fruste pas mal et ça te donne juste envie de tout claquer pour te trouver un emploi à temps plein pour l'été au fast food du coin! Pourquoi t'as choisi de faire ça? Tu te le demandes encore et tu risques de te le redemander cet été.

11. Les insides entre animateurs

Quand tu proposes un jeu à tes jeunes qui portent le même nom qu'un autre auquel vous jouez entre vous au bord du feu et qui n'est pas si innocent que ça, vous pouvez juste pas vous empêcher de rire ou de ravaler un sourire en coin pendant que votre groupe ne comprend pas trop ce qui vient de se passer!

12. Les jeux que les animateurs font à l'insu de leurs jeunes

On s'entend que les gens qui choisissent cet emploi d'été ne sont pas les plus sérieux du monde. Une ambiance de travail régulière, ça ne leur correspond pas et ils vont tout faire pour pimenter un peu l'été! Parfois, les animateurs se font même une thématique d'été juste pour eux et se font des mini-jeux chaque semaine pour briser leur quotidien déjà peu banal...

13. Les autres animateurs qui finissent par te taper sur les nerfs

T'as beau les trouver ben sympathiques, quand tu dois passer tout ton été avec les mêmes personnes et partager une chambre avec elles, les frictions sont juste inévitables... Et pour ne pas créer encore plus de tension, t'essaies de ravaler le commentaire qui menace de t'échapper quand leur coin de chambre commence à ressembler à une décharge.

14. Le matériel qui se perd

Tu commences l'été avec quatre boîtes pleines de crayon, une bonne centaine de cartons et pleins de costumes, pour finir en août avec quatre feutres qui marchent encore, deux cartons déchirés et des masques que tu retrouves en pleine forêt. Comment ça s'est ramassé là? Mystère!

15. Gérer les crises en tout genres

Vu que tu n'animes pas des boîtes en carton sans émotion, c'est logique qu'il y ait des frictions entre tes jeunes. Plus ils sont jeunes, plus les crises sont petites, mais fréquentes et plus ils sont vieux, plus les crises se rapprochent de la Troisième Guerre Mondiale... Eh non, tu ne peux pas avoir le beurre et l'argent du beurre.

16. Les nuits entrecoupées de réveils parfois brutaux

Ça n'arrivera pas si tes enfants ont un minimum d'autonomie, mais s'ils ont en bas de 8 ans, attends-toi à ce que tu te fasses réveiller au moins une fois parce qu'il y en a un qui s'ennuie de sa mère ou pire, qui s'est échappé dans son lit. Pour avoir couru dans le froid et sous la pluie à 3h du matin pour aller chercher des draps propres, je t'assure que ce n'était pas agréable comme réveil!

17. Les feux de camps (quand il pleut pas)

Que ce soit entre animateurs ou avec tes jeunes, c'est toujours la partie de ta semaine que tu préfères. Quand le soir vient et que tu as enfin droit au feu de camp, tu capotes un peu pas mal beaucoup! En plus, ça te permet de sortir des skills et d'épater la galerie en montrant à quel point tu es bon pour partir un feu... Et quand il pleut, tu es encore plus déçu que tes jeunes!

18. Les moments touchants de l'été

Même si ça t'est souvent arrivé de pleurer ou de crier de frustration, tu vas sûrement te souvenir à la fin de l'été de la petite fille qui est venue te dire que tu étais son animateur préféré ou de l'ado qui t'a pris pour son modèle. Larmes aux yeux garanties!

19. Te rendre compte que tu n'es pas si patient que ça

Tu pensais que ta patience était à toute épreuve? Quand ça fait trois nuits que tu dors mal et à peine 5h, ta patience, elle va être testée en maudit par ton ado arrogant ou par ton jeune de 5 ans tout aussi crevé qui braille pendant quinze minutes parce qu'il veut sa maman. Si tu es capable de passer tout l'été en restant calme sans jamais perdre patience, tu as toute mon admiration.

20. La nostalgie des derniers campeurs

C'est ton dernier groupe de l'été, ça annonce la fin des feux de camp, la fin de ton quotidien en forêt, la fin de la folie, la fin de ton fun avec tes jeunes... Le compte à rebours est commencé et, à la fin, il va falloir que tu dises adieu (ou à la prochaine si tu es assez courageux pour revenir l'été suivant) au camp que tu connais maintenant comme le fond de ta poche et à tes collègues qui vont te manquer maintenant que tu sais qu'ils repartent aux quatre coins du Québec!

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