La nutrition, c'est vraiment la chose la plus confuse ever alors que personne -même les professionnels - s'entend pour dire la même chose: faut-il en manger du gluten, ou faut pas? Et des produits laitiers? Et la viande, elle? On dirait que, à part les légumes, plus personne sait ce qui est sain pour son corps et ce qui est mauvais.

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Alors que j'adore tester plusieurs types d'alimentations, une diète a particulièrement retenu mon attention puisque plusieurs personnes m'ont confirmé qu'elle a fait des miracles dans leur vie: le jeûne intermittent.

En fait, le jeûne intermittent, c'est un mode de vie qui consiste à jeûner une partie de la journée (ou parfois une journée complète), et de manger seulement pendant un court moment (entre 6 et 12 heures, en moyenne). Évidemment, les avis d'experts sont très partagés sur le sujet. D'une part, certains nutritionnistes croient qu'il faut manger environ 6 petits repas par jour pour avoir une alimentation et un niveau d'énergie équilibré. D'une autre part, certains ne jurent que par ça pour brûler les graisses et sensibiliser leur clientèle à ce qu'ils mettent dans leur corps. Aussi, plusieurs nutritionnistes offrent cette option pour perdre du poids parce qu'il y a une limite au nombre de calories qu'on peut ingérer dans une fenêtre de temps si restreinte. J'ai donc poussé mes recherches pour bien comprendre les risques et les éviter pendant mon mois d'essai.

Selon Cynthia Marcotte, nutritionniste de profession, il faut faire attention avec cette diète. Après avoir essayé elle-même la diète qui fait tant jaser, elle a réalisé quelques gros risques  à l'adoption de celle-ci, surtout à long terme. On compte, entre autres, une tendance à consommer de trop grosses portions (ou des aliments malsains ou transformés) parce que tu attends pour manger depuis trop longtemps. Il y a donc aussi le risque de développer des troubles alimentaires tel que l'anorexie ou la boulimie.

Selon ses recherches, le jeûne stimule certaines hormones circulant dans notre sang et en charge d'influencer la sensation de satiété. Donc moins tu manges, moins tu as faim et vice versa. Il faut faire attention avec cela puisqu'un apport en calories trop réduit peut entraîner le corps à passer en « mode survie »  et éventuellement, à aller puiser son énergie dans les réserves musculaires.

Alors que j'ai beaucoup lu et écouté de témoignages sur le sujet, la méthode qu'on conseillait principalement pour quelqu'un comme moi était le 18-6. C'est donc pour quelque chose qui ressemble à ça que j'ai penché, en faisant un genre de 17-7 puisque le 18-6 se faisait moins bien avec mon horaire et je voulais la chose la plus stable possible, pour avoir une immersion totale. Mes repas s'étendaient donc entre midi et 19h, mais j'essayais de les consommer soit entre 12h30 et 19h (ou avant), ou 12h00 et 18h30 pour me rapprocher le plus de la formule 18-6 que j'arrivais parfois à reproduire. J'y suis allée avec un jeûne qui permet le café noir et le thé.

Les premiers jours

Selon plusieurs, les premiers jours sont les pires (après l'excitation du jour 1, mettons) alors que tu habitues ton corps à quelque chose de totalement différent de l'habitude. Pour ma part, les premiers jours n'ont pas été difficiles du tout, alors qu'ils m'ont plutôt fait prendre conscience de tout ce que je mettais dans mon corps inutilement. Limitant mes repas, je voulais y aller de manière stratégique et ne pas donner de calories vides à celui-ci. On m'a aussi conseillé de briser le jeûne avec un bon gras (noix, par exemple) et non des glucides. Commencer la journée avec du sucre va donner envie à ton corps d'en consommer plus pendant la journée. Après avoir brisé mon jeûne, j'essayais d'y aller avec une recette santé de Cath Bastien.

Le fait de ne pas pouvoir grignoter en soirée m'a vraiment fait réaliser à quel point les snacks en soirée ne sont pas nécessaires et clairement pas demandées par notre estomac mais plutôt notre gourmandise.

À ma grande surprise, j'ai noté un changement majeur dès les premiers jours. On ne parle pas de silhouette, mais plutôt de mon corps. Alors que j'avais peur que le jeûne me fasse avoir des gros craves, le contraire s'est produit. J'ai éliminé complètement les rages de sucres et down d'énergie que j'avais en après-midi qui me faisaient réclamer du sucre ou du café. J'avais tellement plus envie de sucre que j'ai dû congeler des fruits que j'allais perdre, chose que je n'aurais jamais faite auparavant.

Ma première semaine

Ma première semaine s'est très bien déroulée et j'ai arrêté de me sentir ballonnée. Alors que j'ai commencé cette diète en revenant de vacances - et donc d'une semaine d'excès alimentaires pour mon corps- j'ai rapidement perdu les 5lb que j'avais prises lors de cette dure semaine.

Le jour 10 a été plutôt difficile, alors que j'ai dû briser mon jeûne à cause d'un souper d'amis et d'un anniversaire qui se prolongeait jusqu'aux petites heures du matin. Voulant vivre le jeûne intermittent comme mode de vie et non comme diète stricte et frustrante, j'ai décidé de le briser, et d'ailleurs m'autoriser ce genre de bris une fois de temps à autre pour ne pas vivre de frustrations, un peu comme se permettre un cheat day dans une autre diète. Ce que j'ai trouvé difficile, c'est la limite. Je m'autorise à prendre un verre entre amis, mais là il y a un bol de chips sur la table, est-ce que je m'y autorise aussi? J'ai trouvé ce débat avec moi-même assez difficile alors que toute ma relation avec la nourriture a été remise en question à chaque écart.

Toutefois, j'ai quand même essayé de compenser en mangeant mon premier repas autour de 13h30 le lendemain.

Mon expérience d'un mois et le verdict

Par moment, c'était vraiment difficile alors que j'ai dû refuser beaucoup d'invitations. Le plus gros problème de cette diète, je dirais que c'est la gestion de la nutrition. J'étais tellement habituée de me lever et ne pas manger au réveil, qu'il y a une fin de semaine où j'ai passé 21 heures à jeûner sans même m'en rendre compte... Je ne suis pas certaine que c'est très bon pour notre corps, je conseillerais donc aux gens qui optent pour ce mode de vie d'avoir une meilleure structure que moi.

De manière générale, j'ai trouvé difficile par moment de ne pas déjeuner; j'adore déjeuner, c'est mon repas préféré. Par contre, les bienfaits étaient tellement nombreux que ça me suffisait mentalement.

Après 5 semaines, j'ai vu une amélioration sur mon énergie, sur ma silhouette, et sur ma santé. Malgré la relation difficile que j'avais avec les aliments par certains moments, j'ai trouvé que les bienfaits étaient plus présents que les désagréments. J'ai toutefois dû arrêter car je partais en voyage, et j'ai réalisé que ce mode de vie s'adaptait mal au mien l'été. L'hiver, je travaille comme coach d'équipe sportive 5 soirs semaine en plus de mon 40 heures habituel. La discipline y est. Mes 3 mois où j'ai moins d'obligations l'été (1 à 3 pratiques/semaine), j'en profite pour terrasser, sortir, faire des activités plein air... Pas question d'aller faire du kayak au soleil le ventre vide!

Pour ce qui est de la perte de poids, raison pourquoi plusieurs l'essayent, je dirais que c'est vrai. J'ai toutefois repris ces quelques livres quand j'ai recommencé à m'alimenter normalement, c'est donc une alternative pour la perte de poids qui doit être pratiquée sur le long terme. À mes yeux, ça ne vaut pas la peine de faire une telle diète pendant moins de 3-6 mois.

Si ça t'intéresse d'essayer une telle diète, je t'invite à en parler avec un nutritionniste d'abord, et aussi à regarder les vidéos de la nutritionniste Cynthia Marcotte.

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