Le marché immobilier de Montréal, en plein essor depuis des mois, se voit fortement impacté par la pandémie. Royal LePage, qui publie une étude sur le sujet ce mardi 14 avril, prévoit une baisse du prix des propriétés si la crise se rend jusqu'à la fin de l'été.

Le prix grandissant des propriétés de Montréal ne surprend presque plus, tellement il atteint des sommets inégalés d'un mois à l'autre.

Cependant, la pandémie de COVID-19 et la fermeture des services non essentiels ont frappé de plein fouet bien des domaines dont l'immobilier. Sans être complètement sur pause, ce secteur demeure paralysé par la situation.

Visites annulées, baisse du nombre de propriétés à vendre, services de notariat et d'inspection jugés non essentiel jusqu'à tout récemment : ce ne sont que quelques exemples d'éléments qui obligent les courtiers, les vendeurs et les acheteurs à s'armer de patience.

Royal LePage, une entreprise immobilière établie partout au Canada, a fait paraître ce mardi son étude sur le prix des maisons et les prévisions du marché qui se dépeignent en deux scénarios. 

« Si l'activité économique reprend d'ici la fin du printemps, le prix des maisons devrait demeurer stable dans la région avec un léger déclin [...] d'ici la fin de l'année, alors que la baisse pourrait être plus prononcée [...] si l'activité économique reprend vers la fin de l'été », indique Royal LePage.

La compagnie constate la diminution temporaire des nouvelles parutions de propriétés à vendre ainsi que la chute de la demande immobilière. Cependant, dès un retour à la normale, l'entreprise croit que ces baisses seront suivies de fortes hausses.

« Ces conditions de marché sont artificielles et ponctuelles, et stimulées par un ordre du gouvernement pour répondre à une pandémie mondiale, contrairement à des volumes de ventes qui seraient affaiblis par une tendance économique à long terme. »

Il semble que la durée des mesures de confinement fera foi de tout et que seul le déconfinement pourra réellement dégeler le marché.

Comme une majorité de domaines, l'immobilier et les propriétaires avaient besoin d'aide en ce temps de crise.

Le report des dates de paiement des taxes proposé par plusieurs municipalités dont Montréal ainsi que la baisse du taux directeur par la Banque du Canada contribuent à réduire le stress financier des particuliers et pourront peut-être aider aussi les futurs acheteurs à se lancer.

Alors, combien coûtera une maison de Montréal en septembre? Les paris sont ouverts!

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