L'Association de la construction au Québec explique que les promesses électorales ne pourront pas être tenues - Narcity

L'Association de la construction au Québec explique que les promesses électorales ne pourront pas être tenues

L'Association de la construction au Québec déplore un manque de main-d'oeuvre qui pourrait entraver les promesses électorales.

La grosse pénurie de main-d'oeuvre affecte le Québec de plusieurs manières. On pense aux écoles et aux services de santé qui ont un manque criant de personnel. L'industrie de la construction est également touchée par cette pénurie et l'Association de la construction du Québec (ACQ) lance l'alerte en disant que le manque de main-d'oeuvre serait assez fort pour des promesses électorales ne puissent pas être tenues. 

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Un rapport pour l'année 2017 dévoilé par Statistique Canada révélait que le deuxième secteur avec le plus haut taux de pénurie était celui des métiers, transports et domaine apparenté. Ce qui touche principalement à la construction.

La Commission de la construction au Québec souligne qu'il manque énormément de couvreurs, ferblantiers, ferrailleurs, charpentiers-menuisiers, monteurs-assembleurs et de monteurs-mécaniciens-vitriers au Québec pour répondre à la demande de tous les projets.

Ce qui est encore plus inquiétant, c'est que l'ACQ déplore aussi un gros manque au niveau des ingénieurs, estimateurs, de surintendants, de chargés de projet et de plein d'autre personnel administratif. Rappelons que, selon le rapport de statistique Canada, le secteur administratif se classait en troisième pour la pénurie.

Cette problématique sonne l'alarme chez l'ACQ qui souhaiterait que des mesures soient prises pour que la situation se règle. L'ACQ voudrait que les contraintes à l'intégration des emplois en construction des immigrants soient baissées et que des mesures soient prises pour que les postes en région, là où la pénurie est la plus alarmante, soient pourvus.

Avec tous les investissements dans les infrastructures promis par les partis en courses électorales, l'ACQ craint manquer de ressources pour y répondre et pense que la plupart des promesses ne pourront pas être tenues si aucune mesure n'est prise.

Le 2 août dernier, Couillard avait changé la politique d'immigration pour accélérer le processus et favoriser la sélection de nouveaux arrivants répondant aux besoins de la région où ils souhaitent venir habiter. Qui plus est, les cégeps en région sont allés jusqu'à augmenter leur place dans les programmes pouvant répondre au manque de main-d'oeuvre.

Source: Communiqué de presse Association de la construction du Québec.

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