À moins d'une semaine de la légalisation officielle du cannabis le 17 octobre, la plupart des employeurs ne savent pas trop comment réglementer la consommation de cannabis. Contrairement à l'alcool, il est plus difficile d'évaluer l'intoxication au cannabis et on ignore encore comment une dose de cannabis peut affecter les compétences de chacun.

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À la base, le fédéral voulait changer les normes du travail pour mieux encadrer la consommation de cannabis. Finalement, le gouvernement ne va pas légiférer sur la question, mais laissera les employeurs décider eux-mêmes comment ils vont réglementer le tout, comme on l'apprend dans le Métro.

La Loi donne le pouvoir aux employeurs de réglementer la consommation de cannabis de leurs employés, voire même de l'interdire complètement. Un dirigeant a la responsabilité de s'assurer que ses employés puissent effectuer leur travail dans des conditions sécuritaires. Si la consommation de marijuana vient entraver cette sécurité, l'employeur doit s'assurer que le travailleur cesse ses activités.

Par conséquent, il devrait être possible pour certains employés de prendre une puff durant la pause au travail si cette puff n'entrave pas la sécurité de l'employé ou de ses collègues en effectuant ses tâches. Il est bon de rappeler que seulement 30 grammes pourront être transportés dans les lieux publics.

En revanche, il sera interdit du fumer du cannabis près des établissements scolaires et des établissements de santé. La consommation de cannabis sera également proscrite près des centres sportifs, communautaires et près des résidences pour personnes âgées. On peut donc déduire qu'il ne sera pas possible s'allumer un joint durant les pauses quand on travail dans ces établissements.

Pour certains corps de métier où l'attention est importante, on sait quelles seront les balises.

Les pilotes d'avion et certains employés clés dans la sécurité chez Air Canada ne pourront tout simplement pas fumer de cannabis. Que ce soit plusieurs jours avant le service ou pendant les congés: toute consommation est totalement proscrite.

@aircanadaembedded via  

Les policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), pourront seulement fumer de la marijuana 28 jours avant leur chiffre de travail. Cependant, aucun test de dépistage aléatoire ne sera effectué pour confirmer la lucidité des employés de la GRC.

@grcrcmppoliceembedded via  

Les gardiens de sécurité des prisons fédérales ne pourront pas s'allumer un joint 24 heures avant leur premier quart de travail. Cette réglementation s'applique aussi aux directeurs des établissements. Si un employé de prison fédérale contrevient à cette loi, il pourrait se faire renvoyer.

Dans l'armée canadienne, la réglementation dépendra du poste occupé. En général, les militaires ne devront pas toucher au cannabis moins de 8 heures avant leur entrée en fonction. Pour les postes plus critiques où des explosifs et des armes lourdes sont manipulés, cette interdiction s'étend jusqu'à 24h. Finalement, les pilotes devront s'abstenir de consommer avant 28 jours.

@forcescanadaembedded via  

Au Québec, les policiers n'auront pas de délais précis à respecter entre le dernier joint et le port de l'uniforme. Cependant, les agents devront s'assurer d'avoir toute leur lucidité. Le règlement est très permissif si on le compare à celui de la ville de Toronto qui interdit à ses agents de fumer du cannabis jusqu'à 28 jours avant l'entrée en fonction.

Source: Encadrement cannabis Québec

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