Voici pourquoi le taux de participation au vote était très bas cette année au Québec - Narcity

Voici pourquoi le taux de participation au vote était très bas cette année au Québec

Un taux de participation au vote plus bas que les autres campagnes électorales provinciales au Québec.

Cette année, on se souvient des efforts en publicités d'Élections Québec pour encourager les gens à voter. L'instance était même allée jusqu'à mettre des fausses publicités dans les universités et les cégeps et a même créé une ligne de vêtements avec le thème d'exercer le vote. Malgré tout, le taux de participation de près de 68% est l'un des plus bas des dernières années.

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@electionsquebecembedded via  

Plusieurs facteurs peuvent expliquer les abstentions de vote. Déjà, il y a l'idée que notre voix ne compte pas dans la masse et que ce n’est pas si grave au final. On remarque aussi que beaucoup ont l'impression que tous les politiciens sont « corrompus » et que, par conséquent ça ne sert à rien de voter.

Ou bien, tout simplement un grand désintérêt pour la politique en général, le Vox pop de Guy Nantel, d'ailleurs, nous a montré que même les partisans des partis ne sont pas toujours super bien informés.

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Dimanche dernier, Guy A. Lepage a reçu trois experts en politique à son émission. Selon ses invités, la campagne de 2018 était particulièrement « plate ». Les politologues déploraient le peu de projets emballants des 4 partis au profit de l'investissement dans les instances.

Qui plus est, puisque la campagne ne portait pas l'historique opposition indépendantiste vs fédéralistes, les enjeux de valeurs et de changements étaient beaucoup moins opposés. 

Un autre facteur qui a pu influencer sur le taux de participation est le fait qu'il n'y a présentement pas d'enjeux de société majeurs. Lors de la campagne en 2014, le Québec venait de vivre sa plus grosse manifestation avec le printemps érable. Les tensions avec les étudiants et le Parti libéral avaient créé un climat où beaucoup se sont intéressés à la politique et où d'autres enjeux ont ressorti de tout ça. Avec finalement le comble du scandale de la commission charbonneau.

Cette année, les choses sont plus calmes au Québec. L'économie va bien, le taux de chômage est bas et on vit même une pénurie de main-d'oeuvre. On n'avait plus l'impression que le gouvernement libéral faisait des coupes dans le système puisqu'il brandissait l'argent gagné par l'austérité en promettant de réinvestir. Le Québec était « confortable » et ne ressentait peut-être pas le besoin de se manifester pour exprimer ses valeurs politiques par le vote.   

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