Au Québec, les strip clubs demeurent encore un endroit tabou. Bien que le tabou ne soit pas l'unique raison, présentement, partout au Canada, on assiste à de plus en plus de fermetures des clubs de danseuses et d'établissements de l'industrie du sexe. 

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@lorisianoembedded via  

Depuis quelques années déjà, l'industrie du sexe pose un réel problème, et ce, pas seulement au Québec. Que ce soit à cause des mouvements féministes ou même depuis l'aire #MeToo, les clubs de danseuses sont devenus une plus grande préoccupation puisqu'ils sont associés à des images sexistes et à l'objectification du corps. 

Les politiciens au Canada ont commencé à faire des démarches contre les clubs de danseuses au point où, dans certaines provinces comme la Saskatchewan, les clubs sont tout simplement bannis, d'après ce que rapporte le Globe and Mail. À noter aussi qu'au Nunavut et au Yukon, il n'y a tout simplement plus aucun bar de danseuses. 

Partout au Canada, les clubs de danseuses se font de plus en plus rares. 

Du côté de Laval, on a réglementé les endroits où il est possible d'ouvrir des commerces de l'industrie afin de lutter contre l'exploitation sexuelle. Depuis maintenant 7 mois, il est désormait possible d'ouvrir salon de massage érotique, bar de danseuses, boutique érotique et club échangiste seulement dans une zone spécifiquement délimitée et plusieurs règlements entourent leur ouverture. Seulement 5 commerces sont d'ailleurs autorisés dans la zone.

Au centre-ville de Sherbrooke, le grand bar de danseuse Studio Sex a été racheté puis fermé par la ville dans un effort de rehaussement du centre-ville comme il est mentionné dans la Tribune. Un an après, le Studio Sex n'a toujours pas rouvert laissant la ville sans aucun autre club.

Déjà, en 2015, un grand nombre de fermetures de bar de danseuses à Toronto avaient sonné l'alarme. En dix ans, c'est pas moins de 49 clubs qui ont fermé pour 63 d'ouverts en 2005, d'après ce que rapporte Radio-Canada.

Les services de prostitution et les petits écarts de conduite sont aussi derrière plusieurs suspensions et fermetures. 

En juin dernier de cette année, un bar de danseuse de la Montérégie, le bar La Marraine, s'est vu retirer son droit au spectacle de nudité par la Régie des alcools, des courses et des jeux. Après une enquête de la Sûreté du Québec, il s'est avéré que le bar offrait aussi des services de prostitution d'après ce que rapporte le Journal de Montréal.

Dans les grandes villes comme Toronto et Montréal, les propriétaires de strip clubs assistent toujours à une baisse de la clientèle. Une mauvaise nouvelle pour les travailleuses du sexe qui, sans le club qui leur procure une sécurité, se voient poussées à travailler à domicile ce qui est moins évident pour leur sécurité.

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