La semaine dernière, alors qu'on apprenait que le gouvernement du Canada avait interdit le commerce des ailerons de requins au pays, une autre loi en faveur des animaux a été modifiée afin qu'ils soient mieux protégés et pour éviter la violence faite à l’animal. 

En effet, le ministère de la Justice du Canada a annoncé il y a quelques jours que des modifications importantes ont été apportées au projet de loi C-84 portant sur la bestialité envers les animaux. Ainsi, le gouvernement canadien a maintenant rendu criminel tout abus sexuel sur les animaux.

Alors que le projet de loi C-84 avait été déposé en octobre dernier, l'ex ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould, avait demandé que des précisions soient apportées à la loi avant qu'elle ne soit complètement adoptée. 

Ainsi, le code criminel interdit la bestialité envers les animaux, mais celle-ci n'était pas définie et seuls les contacts sexuels sur animaux avec pénétration étaient jugés illégaux.

À présent, la définition de la bestialité dans le code criminel a été précisé et « elle inclut tout contact à des fins sexuelles entre une personne et un animal. Les infractions relatives à la bestialité et les sanctions qui y sont associées demeureraient inchangées.» Peut-on lire sur le site du ministère de la Justice.

Pour la SPCA, cette annonce est une réelle victoire alors que l'organisme souligne aussi que « les personnes reconnues coupables de tels actes seront dorénavant inscrites au Registre national des délinquants sexuels. »

D'autres modifications ont aussi été faites en lien avec les combats d'animaux. Le Code criminel sanctionne désormais toutes les activités liées à cette pratique et englobe maintenant tous les animaux et non seulement les combats de coqs, comme c'était le cas auparavant.

Il est maintenant interdit de : 

  • promouvoir ou organiser le combat ou le piégeage d'animaux, y contribuer, y participer ou en tirer de l'argent
  • reproduire, entraîner ou transporter un animal aux fins d'un combat avec un autre animal
  • construire ou entretenir une arène, quelle qu'elle soit, aux fins de combats d'animaux. 

« Ces modifications [...] améliorent la sécurité publique et offrent une plus grande protection aux enfants et à d'autres personnes vulnérables. Elles protégeront mieux les animaux contre les mauvais traitements et la cruauté, et veilleront à faire en sorte que les délinquants soient tenus responsables. », a déclaré le nouveau ministre de la Justice au Canada, David Lametti, dans un communiqué.

 

 

 

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