Le Canada, les États-Unis et le Mexique ont signé en novembre dernier un nouvel accord d'échange commercial nord-américain, l'AEUMC, sous couvert de tensions politiques et ça n'avait pas fait l'affaire des Québécois.

C'est le président américain, Donald Trump, qui voulait renégocier les termes de l'ALENA, car il se trouvait désavantagé. Et de ces négociations difficiles est né l'Accord États-Unis–Mexique–Canada.

Le président américain a même menacé le Canada de le sortir de cet accord s'il n'acceptait pas certains termes proposés dans l'accord par les États-Unis. Mais bien qu'ils en soient venus à signer cet accord, il n'est toujours pas en vigueur pour autant. En effet, un traité du genre doit être ratifié pour être officiel.

Le Canada ne l'a toujours pas ratifié, pas plus que les États-Unis d'ailleurs. Le seul à avoir donné son approbation est le Mexique hier. Cependant, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, voudrait régler la question rapidement, alors que les élections canadiennes arrivent à grand pas, selon Radio-Canada.

Trump a pour sa part mentionné son intention de se représenter pour un second mandat dans un an et demi. Sceller cet accord serait bénéfique pour lui également, car cela rassurerait les agriculteurs américains qui ont des problèmes liés au conflit commercial avec la Chine, toujours selon Radio-Canada.

Les tarifs douaniers ayant été levés sur l'acier et l'aluminuim canadien, donc un litige en moins entre les deux pays, le premier ministre canadien et le président des États-Unis se rencontreront aujourd'hui pour discuter de la situation.

Le premier ministre Trudeau est d'ailleurs arrivé à Washington hier.

Si du côté Canadien l'affaire semble être réglée, ratifier l'accord pour Trump sera plus difficile, car il y a des tensions entre les démocrates et les républicains.

Il est dans l'intérêt de Trump que Justin Trudeau fasse bonne impression devant la démocrate Nancy Pelosi, présidente de la Chambre, qu'il rencontrera cet après-midi pour que l'accord puisse être signé de son côté, mentionne Radio-Canada.

Tous ces gens en conflits commerciaux se retrouveront en plus au Japon dans moins de deux semaines pour le sommet du G20. 

Brise la glace et pars la discussion
Paramètres de compte
Notifications
Favoris
Me déconnecter