Plusieurs grossesses non-désirées surviennent chez les adolescentes et les jeunes femmes chaque année. C’est pourquoi la Société canadienne de pédiatrie recommande au gouvernement un accès universel à la contraception pour les adolescentes et les jeunes femmes de moins de 25 ans.

Dans le document, on estime que « la couverture universelle des contraceptifs accroîtrait les dépenses publiques de 157 millions de dollars par année, mais que cette somme serait largement compensée par l’épargne de 320 millions de dollars en soins médicaux directs liée aux grossesses non désirées ».

Quand on devient parent à l’adolescence, les risques d’avoir un niveau de scolarité moins élevé, un revenu plus faible et plus de recours aux programmes d’aide sociale s’accentuent, ce qui représente un lourd fardeau financier pour les services sociaux et de santé.

Les adolescentes négligent de se protéger car « le coût est un obstacle important à la contraception chez les jeunes du Canada. Bon nombre doivent payer leur contraception de leur poche puisqu’ils n’ont pas d’assurance médicaments, que leur assurance ne rembourse pas les contraceptifs qu’ils souhaitent prendre ou qu’ils désirent se procurer des contraceptifs à l’insu de leurs parents », peut-on lire dans le résumé de la recommandation.

Et les parents étant souvent les détenteurs de l’assurance, les jeunes femmes n’osent pas s’en servir et ne peuvent souvent pas payer de leurs poches. Le rapport recommande donc que l’assurance fédéral et provinciale devraient couvrir le coût d’achat de tous les contraceptifs, y compris les condoms, et ce en préservant la confidentialité du jeune.

En 2014, 19 730 filles de moins de 20 ans ont eu une grossesse, mais 9 069 d’entre elles ont eu un avortement. Une contraception sans frais s’associe à une baisse d’incidence des grossesses à l’adolescence selon le rapport.

 

 

 

 

Brise la glace et pars la discussion
Paramètres de compte
Notifications
Favoris
Me déconnecter