Attaque de nature sexuelle, contacts sexuels non désirés ou activité sexuelle à laquelle la victime ne pouvait pas consentir sont les points les plus marquants qui ressortent du sondage mené par Statistique Canada dans le milieu militaire ou impliquant des militaires. Environ 900 membres de la Force régulière des Forces armées canadiennes (FAC) ont déclaré avoir été victimes d’agression sexuelle.

Le bilan de 2018, tout comme celui de 2016 d'ailleurs, n'est pas reluisant. C'est 1,6% des membres réguliers qui déclarent avoir été victimes d'agression sexuelle dans la dernière année. Et les femmes sont quatre fois plus victimes d'agressions que les hommes. 

« Ce n’est pas un échec, mais nous ne sommes pas très heureux d’où nous en sommes présentement », a déclaré Alain Guimond, adjudant-chef des FAC, mercredi matin, selon Radio-Canada. Alors qu'en 2016, les victimes subissaient des agressions par leurs supérieur, les nouvelles données dévoilent que les agressions faites par les pairs sont plus nombreuses. En effet, 52% des victimes ont dénoncé leur agresseur en tant que pair, selon le sondage.

Quelques 36 000 membres des FAC ont répondu au sondage, soit 44% des effectifs. Et comme c'était le cas en 2016, les comportements observés étaient ceux à caractère sexuel, les commentaires sexuels inappropriés et des discussions tout aussi inappropriées sur la vie sexuelle. Et plus de 70% des membres de la Force régulière interrogés qui ont été témoins de ces comportements.

Plus de la moitié de ces comportements n'auraient pas été signalés à une personne en position d'autorité. Une majorité de femmes, soit 54%, et 40% des hommes membres des FAC trouvent que c'est un problème. Mais beaucoup s'entendent pour dire que si les problèmes étaient signalés, ils seraient pris au sérieux.

 

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