Les points de presse quotidiens des différents gouvernements fédéral et provincial sont devenus un rite de passage obligé depuis le début de la crise sanitaire de COVID-19. Les journalistes posent leurs questions, sur place ou par téléphone. Par contre, le télétravail n’est pas toujours l’idéal. Ce moment digne d'un « Ok boomer » entre Justin Trudeau et une journaliste de la Presse canadienne en est la preuve.

À chaque point de presse du premier ministre, c’est la même routine : il sort de Rideau Cottage, sa résidence d’Ottawa. En sortant, il regarde à sa droite et/ou le ciel. S’avance au lutrin pour son allocution de quelques minutes dans les deux langues officielles. Ensuite, la période de questions.

En temps de crise, ce ne sont pas tous les journalistes qui ont l’occasion de se rendre devant la résidence de M. Trudeau pour poser leurs questions. Certains sont sur place, ayant un contact visuel et direct avec celui-ci.

D’autres sont au téléphone, en attente de leur cue, le fameux «Thank you. Merci. Question de M. Untel. Votre ligne est ouverte. Your line is open. »

Certains se mettent sur mute, d’autres perdent le contact, se flushent par mégarde. Voilà que la première question du point de presse de ce mercredi avait tous les airs d’une scène d’un théâtre d’été, quiproquos à l’appui.

La journaliste de La Presse canadienne, Lina Dib, pose sa question en commençant par « Bonjour, M. Trudeau... » Jusque là, tout va. 

La réponse de Justin Trudeau, elle, est très familière, entre autres en tutoyant la journaliste.  

« Laisse-moi te corriger, Lina [...] » 

Lorsque Mme Dib tente de faire un follow-up, le premier ministre l’interrompt, encore une fois, de manière plutôt familière.

« I think that... [Lina Dib commence sa seconde question] Att... Laisse-moi le dire en anglais, Lina. Juste une seconde. »

Puis vient le temps du suivi de Mme Dib.

Rien. Silence radio. Que se passe-t-il? ¿ Que pasa ? Was ist los? 

Douze longues secondes s’écoulent avant d’entendre la fin de la question de la journaliste. Problèmes techniques?

« Pardon, Lina. Je pense que vous avez été coupée. Pouvez-vous répéter votre question? », demande le premier ministre.  

Lina Dib de poursuivre en riant : « Oui... oui! Ça va mal aujourd’hui entre vous et moi! »

Et scène!

Le monde du journalisme n’est pas toujours évident, surtout en temps de crise sanitaire, alors que plusieurs utilisent des moyens secondaires pour arriver à leurs fins. 

Voilà la preuve que même en 2020, le téléphone n’est pas toujours l’option la plus facile à prendre. 

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