À défaut de ne plus avoir de sports à la télévision, les Canadiens se rivent tous les jours devant leurs téléviseurs pour les points de presse gouvernementaux. Ce lundi, le premier ministre Justin Trudeau était de retour devant les journalistes pour faire le point sur l’évolution de la COVID-19 au pays. Il a notamment été question de la bonification salariale annoncée la semaine dernière et de l’intervention militaire. 

Malgré la fin du confinement de sa femme Sophie Grégoire, qui avait contracté la COVID-19, Justin Trudeau s’est présenté à nouveau devant sa résidence de Rideau Cottage, à Ottawa. 

Le premier ministre a tenu à réitérer qu’une intervention des forces armées canadiennes fait partie des scénarios sur la table, précisant qu’elles « étaient prêtes ».

« Le gouvernement fédéral n’a reçu aucune demande d’intervention de la part des provinces et des territoires. Les forces armées canadiennes sont toutefois prêtes à intervenir pour livrer de la nourriture ou encore en cas d’inondations printanières », ajoute Justin Trudeau.

M. Trudeau a suivi son point de presse en amenant des clarifications au programme de bonification salariale offerte aux employés mis à pied en raison de la crise sanitaire.

Cette subvention salariale du gouvernement fédéral ne sera pas déterminée par le nombre d’employés dans une entreprise, confirme-t-il.

Initialement pour les petites et moyennes entreprises, il avait annoncé que la bonification salariale offerte passerait de 10 % à 75 %, en raison des fermetures et du ralentissement économique causés par la crise sanitaire qui sévit au pays.

« Si vous travaillez pour une entreprise qui subit les conséquences de la pandémie, le gouvernement va couvrir jusqu’à 75 % de votre salaire pour la première tranche de 58 700 $ que vous faites, affirme Justin Trudeau. Ça veut dire jusqu’à 847 $ par semaine. »

Cette subvention salariale va « changer votre vie », estime le premier ministre.

Justin Trudeau espère d’ailleurs que ce plan permettra aux entreprises de réembaucher les employés licenciés. Cette mesure sera rétroactive au 15 mars, a-t-il précisé. Plus de détails seront dévoilés la semaine prochaine.

Il a profité du point de presse pour demander aux employeurs de payer, s’ils ont les moyens, le 25 % restant du salaire de leurs employés. « Il faut que les gens gardent leur emploi », lance-t-il.

Justin Trudeau a aussi averti que des « conséquences sérieuses » attendent les entrepreneurs qui abuseront de la subvention salariale. « Si vous pensez que vous pouvez déjouer le système ou en prendre avantage, ne le faites pas », dit-il.

La subvention sera versée « le plus rapidement possible », a promis Justin Trudeau, sans offrir d’estimations sur le coût de la nouvelle mesure.  

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