Alors qu'aujourd'hui, un canadien qui est condamné à mort en Chine a vu son verdict être retardé, certains croient que derrière toute cette histoire se cachent plutôt des motivations politiques. En effet, les tensions diplomatiques entre le Canada et la Chine sont assez intenses depuis quelques temps.

Afin d'y voir plus clair et de comprendre les conséquences possibles de cette crise entre les deux pays, on s'est dit qu'on allait te démêler toute cette histoire qui dure depuis des mois.

Une femme est au centre d'un tollé diplomatique qui n’aide pas les relations entre le Canada et la Chine. Le 1er décembre 2018, une dirigeante financière de Huawei a été arrêtée à l’aéroport de Vancouver et placée en détention à la demande des États-Unis.

Meng Wanzhou a toutefois été libérée, toujours en décembre, contre une caution de 10 millions de dollars, mais les États-Unis demandent maintenant son extradition. Les avocats de la dirigeante vont tenter de mettre fin à cette procédure en plaidant qu’aucune loi canadienne n’a été violée lors de son arrestation, qui était, selon eux, illégale. Une nouvelle comparution a eu lieu hier à Vancouver.

Il faudra qu’elle attende janvier prochain pour l’examen de la demande d’extradition vers les États-Unis, examen qui pourrait durer très longtemps, car il peut y avoir des appels.

Les Américains prétendent que la femme de 47 ans aurait essayé de contourner les restrictions américaines en matière de commerce avec l’Iran, ce que la Chine dément. Et le pays de 1,4 milliard d'habitants a fortement réagi à cette arrestation.

Deux Canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, ont été arrêtés le 10 décembre pour avoir supposément tenté de voler des secrets d’états en Chine, tandis que le Canadien Robert Lloyd Schellenberg a été condamné à mort en janvier alors que sa peine initiale était de 15 ans de détention pour trafic de drogues. Les importations canadiennes de canola sont également bloquées vers la Chine.

On estimerait que ces arrestations, cette peine et ces blocages auraient été effectuées pour mettre la pression sur le Canada dans cette histoire, selon plusieurs médias, dont le Soleil.

On craint maintenant que cette tension ne nuise au tourisme, notamment au Québec, car les Chinois croiraient que le Canada ne soit dangereux pour eux. Plus de 500 000 Chinois ont visité le pays l’an dernier en janvier et septembre, selon Radio-Canada.

Le nom Huawei ne nous est plus inconnu au Canada. En effet, cette entreprise qui fournit des services de solutions numériques est devenu le 2e constructeur mondial de smartphones en 2018. Son siège social est situé à Shenzhen en Chine.

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