Plus du quart des Canadiens croient qu'il est maintenant « plus acceptable » d'avoir des préjugés envers les Musulmans depuis les cinq dernières années, selon un sondage exclusif publié par Ipsos pour le Global News. L'étude confirme qu'il y a eu une hausse significative des crimes haineux qui visent les Musulmans vivant au Canada. Les experts explique cette hausse de différentes façons, mais mentionnent qu'elle serait notamment due à « l'effet Trump ».

En 2017, les crimes haineux envers les Musulmans ont augmenté de 151% au pays, mais c'est l'Ontario et le Québec qui détiennent la palme, avec respectivement 207 et 185% d'augmentation, selon Statistiques Canada.

Selon les rapports, 26% des Canadiens croient qu'il est acceptable d'avoir des préjugés envers les Musulmans, mais ils estiment aussi pouvoir en avoir envers les immigrants, les réfugiés, les Juifs, les Indiens, les Aborigènes, les Asiatiques, les noirs et les Espagnols.

Au Québec, il y a eu 327 crimes haineux déclarés à la police en 2016 contre 489 en 2017. Il s'agirait toutefois d'une hausse des méfaits attribuable aux crimes sans violence, comme des tags et des graffitis. Mais tout de même 50% de la population canadienne avoue avoir des pensées racistes, selon le Global News.

Malgré que l'islamophobie ait toujours été un problème au Canada, selon une experte de l'institut de technologies de l'Université de l'Ontario, Barbara Perry, son nombre est exacerbé depuis l'élection de Donald Trump et sa rhétorique anti-musulmane. Global News rappelle l'attaque terroriste qui s'est produite à Qubec en janvier 2017. Alexandre Bissonnette a alors tué six homme musulmans. Avant l'attaque, le tueur suivait assidument les Tweets du président des États-Unis.

(Traduction libre) « Je crois, certainement, qu'avoir un président comme Donald Trump qui semble dire tout ce qui lui passe par la tête, donne plus la permission aux gens de faire de même. [...] Il y a un mouvement grandissant aux États-Unis qui se réflète au Canada aussi et qui fait en sorte que les gens croient que c'est OK de dire des choses qu'on n'aurait peut-être pas dit auparavant » a avoué Sean Simpson, le vice président aux affaires publiques de IPSOS. 

Pour voir le rapport complet, c'est ici.

Article original- Narcity Canada- Jordyn Posluns

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