En mars dernier, le ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion, Simon Jolin-Barrette, du gouvernement caquiste de François Legault a déposé le très controversé projet de loi 21 sur la laïcité de l'État au Québec. 

Cette nouvelle loi consiste à « interdire le port d'un signe religieux à certaines personnes dans l'exercice de leur fonction », avait expliqué le ministre Jolin-Barrette lors du dépôt du projet de loi.

On apprend aujourd'hui que le gouvernement du Québec a finalement adopté le projet de loi 21, alors qu'il a été voté hier soir vers 22h30 avec 73 votes pour et 35 votes contre. 

Ainsi, les policiers, les enseignants et directeurs d'école, les juges, les avocats et plusieurs autres vont être obligés de retirer tous signes religieux lorsqu'ils sont en fonction. 

Suite à l'adoption du projet de loi, le premier ministre François Legault a décrit cette journée comme « historique » sur Twitter. 

Les autres députés caquistes ont aussi partagé leur appui:

Le Parti québecois a aussi voté en faveur du projet de loi, alors que le chef Pascal Bérubé a indiqué la position de son parti sur Twitter hier.

Les deux autres partis de l'opposition se sont quant à eux opposés à cette loi. Les membres de Québec Solidaire ont d'ailleurs brandi un drapeau du Québec en votant contre la loi afin de montrer leur appui pour « l'unité nationale ». 

Les membres du Parti Libéral ont pour leur part dépeint l'adoption de cette loi comme un « triste jour ». 

Certains députés ont aussi dénoncé les amendements qui ont été ajoutés à la dernière minute afin de préciser les sanctions qui seront en vigueur contre les employés ne respectant pas cette loi. 

Cette « police de la laïcité » comme la décrit le Parti libéral, fait référence à l'amendement qui permet à un ministre de désigner une personne chargée de vérifier l’application de la loi dans les organismes visés. 

Ainsi, en cas de manquement ou non-respect de la loi, les personnes visées seraient sujet à « à une mesure disciplinaire ou, le cas échéant, à toute autre mesure découlant de l’application des règles régissant l’exercice de ses fonctions. »

Déjà on note sur les réseaux sociaux une indignation des citoyens, alors que plusieurs qualifient cette loi de raciste et anticonstitutionnelle. 

On apprend d'ailleurs que des organismes comme l'Association canadienne des libertés civiles (ACLC), entre autres, va intenter au courant de la journée un recours juridique contre la nouvelle loi. Selon Radio-Canada, l'ACLC s'objecte à la constitutionnalité de cette loi et plaide que le gouvernement du Québec n'avait pas le pouvoir ni la législation de prendre une telle décision.

 

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