Après l'échec de ma date masquée avec l'Argentin de la semaine passée, je me suis concentrée sur ma fréquentation au condo aussi gros que le village dans lequel je suis née. 

Sans grande excitation cependant, je l'avoue. Tsé le genre de relation pas exigeante, pas stressante, pas électrisante. Se confirmer le lundi qu'on se voit le lendemain, choisir et réserver le resto, aller prendre l'apéro, choisir entre les pâtes de la table d'hôte ou la salade, aller se coucher, ensemble ou séparé.

Les deux on le sait très bien, c'est un accord tacite, on se voit en attendant de trouver mieux. On se contente l'un de l'autre à défaut d'avoir une personne dans notre vie qui nous rend heureux.

Live, on se rend pas heureux, on s'aide à occuper nos p'tits mardis creux.

Pis, si c'était ça au fond? C'est peut-être le début d'une histoire? Je vais peut-être l'aimer ou développer des sentiments dans 4-5 mois, un an?

Ou jamais?

Je fais quoi, j'attends de voir comment je vais me sentir plus tard? Je le flush parce que live je ressens rien pis que j'ai l'impression qu'on s'en va vers nulle part?

C'est peut-être moi qui ai trop d'attentes envers l'amour.

Je veux des choses qui existent pas, qui sont surréalistes. Je cherche peut-être un humain qui existe pas non plus.

Je suis une fille intense, dans les extrêmes tout le temps, on dirait que de vivre une relation qui a l'électrocardiogramme à zéro, c'est pas moi.

Ni haut, ni bas, une belle ligne droite qui sait ou c'qu'elle s'en va.

C'est épeurant.

Quand je dis haut et bas je veux pas dire des drames pis des gros high d'adrénaline pis d'émotions.

Je veux de la passion, de l'excitation, sexuelle, intellectuelle, physique, toute le kit. Je veux mouiller du cerveau pis de la culotte. Je veux être stimulée de tout bord tout côté.

Me coucher heureuse de l'avoir rencontré, me réveiller en ayant hâte d'être avec lui.

Je veux ressentir le même feeling que quand je suis assise au restaurant pis que j'attends mes plats, une belle fébrilité qui fait baver. 

En fait, j'aime mieux être solo que de mourir à petit feu à l'intérieur à deux. J'veux un gros cr*ss de brasier qui s'éteint jamais pis qui va nous réchauffer durant les pannes d'électricité.

Un sentiment fort et puissant qu'on va vouloir partager avec tout le monde, jusqu'à se rendre devant l'autel, un hôtel ou un motel, on va s'en sacrer parce qu'on va juste se vouloir gros l'un l'autre.

On va vouloir passer l'éternité à nos côtés sans se questionner sur le nombre d'heures qui viennent de passer, pas juste s'accorder le mardi soir pis à 10 h être couchés en revenant de souper dans un resto huppé du quartier.

Mes réflexions m'avaient pas mal amenée à prendre ma décision et à stopper ces rendez-vous qui manquaient cruellement de potentiel et d'étoiles dans les yeux.

J'sais pas, je me dois d'être honnête avec l'autre autant qu'avec moi-même, on va pas se faire perdre notre temps parce qu'on a rien de mieux pour s'occuper.

Et là, avant même de le flusher en bonne et due forme, on me présente un homme par le plus heureux des hasards.

J'avais absolument aucune attente, j'étais un brin désilusionnée et découragée par mes rencontres infructueuses. Le gars est zéro mon genre physiquement, donc je me dis que j'ai pas à m'inquiéter, qu'il me fendra pas le coeur en deux parce qu'il m'attire pas.

Pis les choses se sont pas vraiment passées comme ça. 

Pour lire toutes les chroniques Célib-à-terre de Merlin Pinpin, c'est ici.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de la collaboratrice et ne reflètent pas nécessairement la position de Narcity Media sur le sujet.

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