Doux jésus. La semaine dernière a été forte en émotions. J'étais dans un rush de fou à la job et après j'ai été littéralement engloutie dans une tornade. L'expression feel le flow est devenu flotter au-dessus de la mêlée, un verre à la main, en attendant lentement la prochaine heure où
on pourra dormir. 

J'ai pas été chez nous de la semaine. Absence que mon chat m'a bien fait ressentir au niveau des tympans à mon retour.

Lundi j'me dis, pas de folie. Tu peux pas anyway, t'es à moitié morte, fait 2 jours tu grignotes des crudités parce que samedi matin quand tu t'es levé un peu poquée, au lieu d'aller à l'épicerie t'es allée à SAQ. T'as acheté du whisky japonais, de la vodka aux tomates, de la grappa, un blanc, un rouge, rien d'autre. T'es jamais allé à fruiterie. La boucherie. Rien. Ça m'a coûté 250$ de SAQ.

Faque je rentabilise ça, je me gargarise au whisky pis je mange mes céréales dans la grappa. Pis je jeûne le reste de la journée, j'suis trop chaude pour avoir faim anyway.

Tout ça pour dire que. Semaine sans folie. Mardi j'amène Racaille chez le vet, on lui mettra les testicules au vestibule comme dit mon ami Mickaël. Je dors donc seule, dans le plus grand calme.

Mercredi je me réveille, fraîche comme une rose, prête à affronter la froideur du monde extérieur.

J'sais pas ce qui est arrivé cette semaine, j'étais loadé de demandes d'amitiés Facebook. Et là. Je spot. Un dude qui m'a écrit il y a 5 mois pile-poil. Il m'a abordé avec les plus grandes banalités de la terre, prenant bien soin d'évoquer sa grandeur au passage (6p2). Je l'ai reviré de bord avec politesse et des gants blancs.

Et il a cru bon de terminer la conversation sur ceci:

Mercredi matin. Il me fait une demande d'amis.

J'accepte. Il m'écrit.

Je me demande s'il va s'excuser, qui sait!

Il me bloque sur le champ. Pis là. J'en fais un statut Facebook parce que du monde de même, c'est fuck*ng inacceptable. 

Pis là. Ça me trigger fuck*ng ben raide. 99% des gens abondent dans le même sens que moi.

Pis y'a tout le temps un dude. LE dude qui prend le bord du gars que je dénonce et vient m'insulter. En me disant que ma réaction a pas rapport. J'comme, y'a 90 commentaires sous ce statut qui sont de mon bord, veux-tu vraiment être le sans-génie qui a l'air d'envoyer son pénis en inbox a des filles?

J'te dis pas que la majorité a toujours raison. Des fois oui. La majorité saine. Les gens qui savent vivre. Qui ont accepté d'entamer des réflexions sur leurs manières de vivre, sur leurs propos, sur leurs idées, tsé du monde qui ont pas envie de vivre en 1950 toute leur cr*ss de vie.

C'est clairement pas toi.

Je me suis fait dire que j'étais snob, que le gars avait pas été méchant avec moi, que y'avait rien de harcelant, que je cherchais des bébittes là ou y'en a pas, que j'aurais du arrêter de lui parler.

Et ce doux défendeur de la vertu termine par 'cocluche de mouche à marde t'es mieux de supprimer ton Facebook parce que je vais porter plainte contre toi pour harcèlement'. Le mot cocluche reste à ce jour encore un mystère. 

Ouin. J'ai des nouvelles pour toi ti-casse. 

T'as jamais le droit de reprocher aux femmes de dénoncer des comportements qu'elles jugent inacceptables.

Moi ma limite, tu sais pas est où, faque ferme ta ***. Si ça m'offense, l'histoire s'arrête là, ça va déjà trop loin. J'ai pas besoin de ton outil, le baromoron, pour me faire dire ce qui est correct ou pas en société.

Toi tu trouves pas que y'a un problème, mais moi oui. C'est ben suffisant de même. En fait, faut rien de plus. J'ai pas besoin de ton approbation pour me faire dire c'que j'devrais accepter ou pas. 

Les hommes comme toi empêchent les femmes, pas juste moi, toutes les femmes de l'univers au grand complet, de dénoncer des gestes qu'elles subissent au quotidien. Des gestes qu'on finit par juste balayer de la main tellement ça arrive souvent, mais qui sont des big no no.

Le plus beau là-dedans? C'est pas de tes affaires. T'as pas ton mot à dire. Pis en parlant de même, t'as juste l'air d'un gars qui cautionne ben des affaires. T'as l'air du gars qui gosse sa blonde quand ça y tente pas, jusqu'à qu'elle cède parce que t'es un est* de gnochon.

T'es sûrement le genre de gars qui apporte toujours son « mais ». Son petit « mais » pour nous renvoyer la faute.

Elle portait un string? C'était une invitation. Elle avait couru après le trouble. Elle a du rouge à lèvres? C'est une sal*pe. Elle porte pas de brassière? C'est sûr qu'elle s'est fait pogner les boulettes au bar! Tu nous renvoies la faute des actes dont nous sommes victimes. Au lieu d'assumer que certains actes sont tout simplement inacceptables. 

C'est à cause des hommes comme toi que les femmes gardent leur secret pour elle. Qu'on se tait. Qu'on a honte. On veut pas surtout jamais avoir à expliquer notre situation et tomber face à un être odieux et ignorant tel que toi. Qu'on doute. Qu'on culpabilise. T'es une grande partie du problème. T'es un frein à l'épanouissement des femmes. T'es un frein à nos dénonciations. 

Pour toi les agressions c'est physique. Violent. Ça prend du sang. Ça prend des marques. Des coups.

On veut pas se faire pointer en se faisant insulter par des inconnus qui veulent nous imposer leurs limites. Tu me reproches de pas avoir arrêté de parler au dude qui me traite de pourrite? Donc, le problème c'est moi.

J'dis salut au facteur au bureau tous les jours, ça lui donne pas le droit de me traiter de pourrite. Rien te concède des droits sur moi. Rien. Y'a pas de comportement que je peux avoir qui te permet quoi que ce soit. Et qui peut justifier quoi que ce soit qui me tente pas.

Au lieu de nous soutenir dans notre gros move de dénonciation. Tu nous ramènes du côté de l'agresseur, pis tu me menaces de porter plainte.

D'après moi, t'as pas mal été d'un bord de la clôture toute ta vie, mais t'es trop épais pour savoir de quel bord tu te trouves. C'pas avec tes menaces que tu vas me faire taire. Ni moi. Ni personne.

Tu sais, le gars qui m'écrit pis qui m'envoie chier. C'est grave. Parce que oui c’est grave. Mais le plus triste, c'est que tu comprennes pas pourquoi c'est grave. Pis que tu sois pas assez intelligent pour te poser la question.

Si un jour t'as une jolie petite fille, tu lui diras ton concept de respect de la femme; tais-toi, prends ton trou, habille-toi convenablement pis si on te fait du mal, dis rien, ça va passer. C'est ça le conseil de papa. 

On a peur des pitbulls. On prend des mesures pour faire un registre national des morsures.

Moi, c'est les hommes comme toi qui me font peur. C'est des hommes dans ton genre dont on devrait faire un registre. 

J'ai mis ça au masculin parce que je parle selon mes douces anecdotes, mais ça s'applique à tous. 

Pour lire toutes les chroniques Célib-à-terre de Merlin Pinpin, c'est ici. 

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de la collaboratrice et ne reflètent pas nécessairement la position de Narcity Media sur le sujet.

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