La majorité des Québécois sont confinés entre les quatre murs de leurs résidences. En revanche, la situation n'est pas rose dans les établissements de détentions de la province, confinés malgré eux, alors que plusieurs personnes ont été testés positifs à la COVID-19. Voilà que le gouvernement annonce ce mercredi que certains détenus eux pourront sortir de prison sous certaines conditions.

La vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, en a fait l'annonce lors du point de presse quotidien du gouvernement. Elle était accompagnée du directeur national de la santé publique, Dr Horacio Arruda, et de la ministre de la Santé, Danielle McCann.

La situation n'est pas évidente dans les établissements de détention de la province, dont la prison de Bordeaux, sur le boulevard Gouin Ouest à Montréal, sous l'aile du gouvernement provincial.

Pour l'instant, ce sont plus d'une vingtaine de détenus et une quinzaine d’agents des services correctionnels de Bordeaux qui sont présentement contaminés par le nouveau coronavirus.       

« Notre réseau carcéral fait face à un défi important depuis le début de la pandémie, avoue la vice-première ministre. Des détenus sont plus à risque que d’autres. »

Avec l'arrivée de la COVID-19, plusieurs règles sanitaires ont été imposées au personnel et aux prisonniers des différentes prisons, comme la règle des deux mètres et la suspension des visites et les visioconférences.

Les détenus dont la peine se termine d'ici 30 jours se verront être permis de sortir de prison, mais à des fins médicales seulement. Cette sortie vise seulement les personnes ayant commis des délits de « faible taux de gravité », précise Mme Guilbault.

« Aucun detenu ayant commis un crime violent contre la personne ne sortira », martèle-t-elle.

Hier, Service correctionnel Canada a confirmé la mort d’un détenu au Centre fédéral de formation à Laval. Il s'agit du premier décès de la COVID-19 dans une prison au Québec.

En réaction à cette nouvelle, le Bureau d'enquête du Journal de Montréal a rapporté ce mercredi que des prisonniers auraient entamé une grève de la faim, alors que la tension monte à l'intérieur des murs de Bordeaux. 

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