Après une chaude lutte et une campagne électorale difficile, les Libéraux et Justin Trudeau sont parvenus à garder le pouvoir alors qu'ils ont gagné avec un gouvernement minoritaire

Le Parti libéral a remporté au total 156 sièges, tandis que les Conservateurs en ont gagné 122. Le Bloc Québécois a été la plus grande surprise de ces élections alors que le parti a connu une remontée en passant de 10 sièges en 2015 à 32 sièges maintenant. Le NPD est parvenu à récolter, malgré la déception, 24 sièges tandis que le Parti vert s'en est sorti avec 3. On a eu droit à deux grandes surprises: Maxime Bernier qui a perdu dans sa propre circonscription et Jody Wilson-Raybould, l'ancienne procureure générale du Canada, qui a gagné de manière indépendante dans son compté de Vancouver-Granville. 

Un autre revirement de situation qui en a surpris plusieurs c'est la résurrection du Bloc Québécois au Québec. Le BQ a bloqué le momentum des conservateurs, a volé des sièges aux Libéraux et a presque délogé le NPD de la province.

Malgré qu'il ait remporté seulement 7,8% du vote populaire, le Bloc qui n'était plus officiellement un parti est passé à troisième plus grande opposition du gouvernement libéral minoritaire. 

Mais qu'est-ce que tout cela signifie pour Justin Trudeau et son équipe en ce qui concerne ses chances de gagner du terrain au Québec?

Alors qu'ils ont raflé sans surprises les votes de Montréal, Laval, de la Rive-Sud et des alentours, les Libéraux auront maintenant la tâche difficile de regagner la confiance du reste de la province.

Dans son discours de victoire lundi soir, Trudeau a souligné avoir « entendu le message du Québec » et a continué en déclarant: « Vous voulez aller de l'avant avec nous, mais vous voulez aussi une voix plus forte à Ottawa ». Et apparemment, les Québécois ont trouvé cette voix avec le Bloc Québécois.

Selon CBC News, la résurrection du Bloc pourrait indiquer la monté d'un « nouveau nationalisme québécois », comme l'annonçait la CAQ. En voyant le résultat des élections, on comprend que les Québécois semblent insatisfaits de Trudeau et son équipe. Ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas essayé par contre. 

Trudeau et son parti ont déjà promis de nouvelles infrastructures ainsi que des investissements qui s'inscrivent dans le mouvement climatique comme le prolongement de la ligne bleue, l'investissment dans le Grand Parc de l'Ouest et le tramway de Québec.

Selon le chef Yves-Françpos Blanchet, le Bloc va tenter de « collaborer » avec le gouvernement au pouvoir afin de défendre les intérêts du Québec à Ottawa. Si le Québec est laissé de côté, Blanchet assure que son parti va se tenir debout. 

Dans ce qu'on considère de changement majeur dans la province du Québec, Trudeau et son équipe pourrait avoir quelques embûches dans la provinces au cours des prochaines années. 

Historiquement, les Libéraux ont respecté les préoccupations des Québécois, mais la province a bien changé depuis l'époque glorieuse des Libéraux comme Jean Chrétien.

En fait, un gouvernement libéral minoritaire pourrait avoir à passer plus de temps à repousser les tentatives d'attaques des Conservateurs plutôt qu'à se soucier du Québec. C'est peut-être la raison qui a fait place à ce regain au Bloc lundi soir.  

Il y a beaucoup d'éléments en mouvement et il est beaucoup trop tôt pour le dire, mais pour le moment, il semble qu'une minorité libérale affectera la province, mais seulement si le Bloc Québécois le permettera.


Cet article traduit de l'anglais a initialement été publié sur MTL Blog.


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