Alors que le gouvernement du Québec a dévoilé, il a quelque temps, des projections par rapport à l'évolution de la COVID-19 dans la province, l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) vient de réaliser une étude pour montrer l'impact qu'ont eu la distanciation sociale et le confinement sur la situation ainsi que les projections pour les prochains temps.

L'étude est le fruit d'une collaboration entre des experts de l'INSPQ et des chercheurs de l'Université Laval.

Elle permet de constater que les mesures qui ont été prises au Québec depuis le début de la crise ont été plutôt efficaces et auront permis de sauver bien des vies.

« Au Québec, les mesures de distanciation physique et de confinement ont porté fruit dans la population générale. Ces mesures pourraient avoir sauvé plusieurs dizaines de milliers de vies », mentionne l'INSPQ sur son site web.

Selon les projections établies par les spécialistes, la situation pourrait devenir bien plus grave si aucune mesure stricte n'avait été prise.

Ce graphique permet de constater la différence entre l'incidence de décès jusqu'en août selon le scénario pessimiste, optimiste et celui sans intervention des autorités. 

De plus, « les décès en CHSLD sans hospitalisation ne sont pas inclus dans ces projections », indique l'INSPQ.

Les scénarios optimistes et pessimistes permettent de constater un futur bien différent au Québec en ce qui a trait au nombre de cas confirmés.

D'ici la fin du mois d'août, si les mesures de distanciation sont bien respectées, la progression devrait continuer de diminuer.

Au contraire, si ces mesures ne sont pas vraiment appliquées, le nombre de cas pourrait continuer d'augmenter lentement.

De la même manière, l'incidence de décès dans la province pourrait diminuer constamment jusqu'à la fin août si le scénario optimiste l'emporte.

À l'inverse, la tendance pourrait lentement augmenter dans le cas du scénario pessimiste.

L'INSPQ et l'Université Laval ont aussi démontré en quoi la ville de Montréal a un effet majeur sur la propagation de la COVID-19.

En effet, l'institut indique qu'« il n'y a pas qu'une seule épidémie au Québec » et que « certaines régions ou milieux de vie sont en effet plus affectés par le virus que d'autres ». 

Montréal, Laval et les secteurs autour comptent plus de cas que les régions éloignées.

En date de ce 26 avril, Santé Québec dénombre un total de 24 107 cas confirmés dans la province, soit une hausse de 651 dans les derniers 24 h 00.

Le nombre de décès s'élève désormais à 1515 et 1518 personnes sont présentement hospitalisées.

Les commentaires sont maintenant fermés.
Paramètres de compte
Notifications
Favoris
Me déconnecter

Enregistre cet appareil afin de recevoir des notifications