Le procès de l’ancien animateur et vedette du showbiz québécois a débuté ce lundi 17 février au palais de justice de Montréal. Donald Duguay, la présumée victime d’Éric Salvail, a d’ailleurs dévoilé plusieurs détails troublants concernant les gestes et paroles qu’il affirme avoir subit dans les années 90. Ce mardi, c’était au tour de l’avocat de Salvail, Michel Massicotte, de mener son contre-interrogatoire, qui a permis d’en apprendre davantage à propos de la situation. 

Éric Salvail est arrivé au palais de justice tôt ce mardi, sans dire un mot et en gardant la tête haute, selon les dires de TVA Nouvelles

Lui, qui a plaidé non coupable aux accusations d’agression sexuelle, de harcèlement criminel et de séquestration qui pèsent contre lui, verra son procès se dérouler jusqu’à jeudi. 


Attention, nous désirons vous avertir que cet article contient du contenu graphique qui pourrait choquer certains lecteurs.


En ce mardi matin, M. Massicotte a tenté de faire ressortir des contradictions dans les dires et allégations de Donald Duguay. 

L'avocat a entre autres soulevé plusieurs éléments mentionnés par Duguay, mais qui diffèrent de ce qui avait été dit lors de l'enquête préliminaire par les autorités policières.

Une tonne d'éléments ont été scrutés au peigne fin par M. Massicotte, comme la disposition précise de la salle de bain de Radio-Canada où s'est produit l'incident principal ou les gestes précis que l'accusé et le plaignant ont posés.

Certaines contradictions ont d'ailleurs volé la vedette, comme la distance entre le lavabo et la porte de la salle de bain ou le fait que le plaignant ait craché au visage de Salvail, ce qui n'avait jamais été mentionné auparavant.

Il a aussi dit avoir été dégoûté par l'apparition de liquide pré-éjaculatoire au bout du pénis en érection de l'accusé, un nouvel élément de l'histoire. 

Duguay a blâmé le stress post-traumatique pour cause de ces oublis et détails un peu plus flous.

M. Massicotte a aussi questionné le plaignant par rapport à ses réelles capacités à s'enfuir lors de la présumée agression de la salle de bain. 

Il a souligné que Salvail, qui tente de le retenir et retirer sa ceinture alors qu'il a les pantalons aux chevilles, « n'a pas la même liberté d'action que [Donald Duguay] », indique Yves Poirier.

Des détails concernant une autre rencontre entre les deux hommes, lors du tournage d'une émission de La Petite Vie, ont aussi été dévoilés. 

En effet, Duguay aurait revu l'ex-animateur alors qu'il était en compagnie d'une amie. 

Salvail lui aurait demandé de le suivre afin de discuter, mais le plaignant aurait refusé.

L'accusé lui aurait alors dit : « j’espère que tu n’es pas venu ici pour faire de la marde », rapporte Yves Poirier sur Twitter

Ce lundi, lors de la première journée du procès, Duguay a donné avec détails plusieurs propos grivois et déplacés ainsi que des gestes à caractère sexuel auxquels il a dû faire face lorsqu'il travaillait pour Radio-Canada, en 1993. 

Il a expliqué que Salvail se serait, entre autres, masturbé devant lui tout en tentant de lui faire toucher son membre, ce que la présumée victime aurait refusé de faire, et une bousculade aurait suivi.

Le procès d'Éric Salvail continue au palais de justice de Montréal, et ce, jusqu'à ce jeudi 20 février. 

Plus de détails sont à venir.

 

 

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