Le procès de l'ancien animateur de télévision et de radio continue ce jeudi 20 février au palais de justice de Montréal. Le témoignage d'Éric Salvail a finalement débuté ce mercredi et aujourd'hui, des détails supplémentaires viennent d'être dévoilés. On apprend maintenant que l'accusé nie en bloc les allégations de Donald Duguay, la présumée victime.

Rappelons que Salvail fait face à des accusations d'agression sexuelle, de séquestration et de harcèlement criminel.

L'ex-vedette du showbizz indique qu'il ne se rappelait même pas de Donald Duguay lorsque les accusations sont sorties.

En fait, il dit que « le nom de Donald Duguay [ne lui] disait rien. Les policiers [lui ont] ont présenté une photo de lui en 1993. Son visage [lui] disait quelque chose, mais [il n’aurait] pas pu dire qu’il travaillait avec [lui] », mentionne le journaliste de TVA Nouvelles, Yves Poirier, présent en salle d'audience.

Les affiliations de Salvail avec Radio-Canada à l'époque où les présumés actes auraient eu lieu ont aussi été questionnées, puisque la situation est quelque peu complexe.

L'accusé a soutenu qu'il ne travaillait même plus à Radio-Canada en octobre 1993 et que cette supposée agression est farfelue, selon ce que rapporte Geneviève Garon de Radio-Canada.

Il aurait ajouté que son rôle en tant qu'employé de la société d'État se serait terminé en août 1993. 

Il y serait ensuite retourné entre sept ou huit fois entre août et la fin de l'année pour des rencontres, entre autres avec Julie Snyder pour l'émission L’Enfer, c’est nous autres, ou pour aller à la caisse. 

D'ailleurs, Éric Salvail dit avoir conservé la totalité de ses agendas de 1991 à 2004, où tout est soigneusement détaillé.

L'animateur et producteur de 50 ans aurait tout de même admis qu'il aurait pu avoir des commentaires désobligeants ou à caractère sexuel à l'endroit de Duguay, même s'il ne se rappelle pas de dires précis. 

En effet, il avoue avoir utilisé ce genre de langage durant sa carrière, mais jamais de manière négative ou pour atteindre quelqu'un, plutôt parce que c'est son genre d'humour . 

Selon lui, le milieu dans lequel il travaille et les relations serrées qu'il a développées avec ses collègues font en sorte qu'il peut avoir dit des commentaires du genre, mais sans qu'ils soient désobligeants et sans vouloir blesser.

Éric Salvail a aussi été questionné par rapport à la publication qu'il a faite via sa page Facebook suite à la parution de l'article de La Presse en 2017 à propos de ses inconduites sexuelles.

« Je n'avais pas l'intention d'offenser. Ça se voulait drôle. Est-ce que ça se voulait brillant ? Intelligent ? Non. Je ne voulais pas offenser, mais force est d'admettre que j'en ai offensé », aurait-il confier durant son témoignage. 

Son procès se poursuit ce 20 février pour une dernière journée au palais de justice de Montréal. 

Plus de détails sont à venir.

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