Les médias traditionnels crient famine au Québec et ailleurs dans le monde alors que des quotidiens ne cessent de fermer. D'ailleurs on apprenait hier que le Groupe Capitales Médias (GCM), qui publie six des 10 quotidiens papier au Québec, dont Le Soleil et Le Droit, se voit maintenant être en procédure de faillite. 

Suite à cette nouvelle, le gouvernement du Québec a réagi rapidement en annonçant une aide financière maximale de 5 millions de dollars pour permettre à l’entreprise de se protéger de ses créanciers.

Le président et propriétaire de GCM, Martin Cauchon, a accepté de remettre sa démission, en précisant que son départ entrerait en vigueur dès qu’un juge aurait entériné la proposition. En 2015, il avait racheté les journaux de Power Corporation, l'entreprise appartenant à la famille Desmarais, l'une des familles les plus riches au pays. Avant de devenir un organisme à but non lucratif, La Presse était sous son aile. 

La possible faillite de GCM était entre les branches depuis quelque temps, mais depuis l’annonce officielle, hier, les internet et la twittosphère se font aller. Des personnalités connues, toutes sphères confondues, ont voulu exprimer leur opinion sur la situation de crise au sein des médias d’ici. 

Fidèle à son habitude, l’entrepreneur et ex-dragon, François Lambert, a lancé le bal, lors de quelques publications Facebook, rapportant, entre autres, qu’acheter une entreprise, « c’est facile! Opérer une entreprise est une autre paire de manches », en lien avec l’acquisition des médias par M. Cauchon.

Il y a même des théories conspirationnistes qui se font aller dans les commentaires, dont celui de Lino Zambito, un témoin vedette de la commission Charbonneau.

Et il y a celui-là, aussi.

Le directeur actuel du Devoir, Brian Myles, a quant à lui tenu à afficher son soutien aux quotidiens, alors que le Devoir lui-même, maintenant en meilleure posture et meilleure santé, était dans une situation similaire il y a quelques années. 

Monsieur Beach day every day, Olivier Primeau, a lui aussi commenté la crise médiatique, tournant au ridicule cette offre de cinq millions de dollars provenant du chéquier gouvernemental, qui, selon lui, n'ont «pas du tout» leur place dans cette situation.

Le magnat, le Big Boss de Québecor, Pierre-Karl Péladeau, PKP pour les intimes, déplore de son côté l’investissement gouvernemental. 

L’ancienne ministre et députée libéral, Chrsitine St -Pierre, n’a pas tardé à répliquer au Tweet de M. Péladeau.

De manière générale, on peut voir que l'opinion publique est partagée, autant chez les personnalités connues que monsieur et madame-Tout-le-monde. Pour ou contre, y a de l'encre qui découle et les débats sont lancés.

 

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