En octobre 2017, l'industrie québécoise de l'humour se voyait ébranlée par des accusations d'agressions sexuelles contre le magnat du milieu humoristique et président du groupe Juste Pour Rire, Gilbert Rozon. Dans la foulée du mouvement #metoo, l'homme d'affaires s'était retrouvé dans la mire de la justice, alors qu'une vingtaine de femmes avaient portées plainte contre lui. De toutes ces plaintes, seulement une a été retenue par le procureur de la Couronne et deux accusations criminelles, pour viol et pour attentat à la pudeur, ont été portées contre lui.

Alors qu'on attendait le retour de Rozon en cour dans la semaine du 11 novembre, celui-ci s'y est présenté ce mercredi, 6 novembre, afin de finalement renoncer à son enquête préliminaire.

La session prévue au départ, le 12 novembre prochain, visait à entendre la version des faits de la femme qu'il aurait violée en 1980. L'acte criminelle serait survenu à Saint-Sauveur, alors que l'homme venait tout juste de terminer ses études en droit. Sa visite surprise à la cour ce mercredi fera en sorte que le dossier ira directement en procès. 

Dans le processus d'une poursuite criminelle, l'enquête préliminaire a lieu afin de déterminer, devant un juge, si les preuves sont suffisantes pour mener à un procès ou si ce dernier n'a pas raison d'être. Lorsqu'un défendant renonce à cette enquête, il accepte donc de devoir faire face à ces preuves et tenter de les discréditer devant un juge. 

 

Le principal intéressé fait aussi face à une action collective de plus de 10 millions de dollars provenant du collectif Les Courageuses, groupe de femmes qui accusent Rozon d'être un prédateur sexuel. Ce groupe est composé de plusieurs femmes disant avoir été victimes d'harcèlement et d'agressions souhaitant obtenir un dédommagement pour ce qu'elles ont subies. Dans ce collectif on retrouve entre autres les animatrices Julie Snyder et Pénélope McQuade.

D'ailleurs, en mai dernier, l'ex-président et fondateur de Juste Pour Rire se rendait en cour afin d'invalider leur demande, qui avait auparavant été approuvée par un juge en mai 2018. 

Si ce procès mène à un verdict de culpabilité, Gilbert Rozon, selon les lois de l'époque, risque une peine de prison à vie. Par contre, toujours selon ces lois, il n'y a aucune peine minimum, selon TVA Nouvelles.

Le procès devrait avoir lieu au courant de l'année 2020 et plus de détails sont à venir dans ce dossier. 

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