Même en temps de pandémie, Tout le monde en parle demeure le rendez-vous télévisuel du dimanche des Québécois. Cette semaine, l'émission a reçu Justin Trudeau, qui s'est exprimé sur sa gestion de la crise.

Ce dimanche 3 mai, Guy A. Lepage et son acolyte Dany Turcotte ont accueilli le premier ministre en début d'émission pour parler entre autres des mesures d'aide aux citoyens canadiens, d'un futur déconfinement et de la relation avec les gouvernements provinciaux.

Cependant, c'est une réponse en particulier qui a retenu l'attention des téléspectateurs. Questionné à savoir s'il enverrait ses enfants à l'école s'ils étudiaient au Québec, M. Trudeau s'est montré hésitant. 

« Je ne sais pas. Ça va être une décision extrêmement personnelle pour beaucoup de parents », a-t-il affirmé.

Si les enfants du premier ministre fréquentent une école publique francophone en Ontario qui ne prévoit pas rouvrir bientôt, il a déclaré qu'il tiendrait à regarder les dispositions d'accueil et de protection des élèves et des professeurs avant de les envoyer en classe.

Mais au final, il pense qu'il prendrait une décision « probablement à la dernière minute ».

Justin Trudeau a aussi affirmé durant l'entrevue que le déconfinement ne tenait pas simplement à la relance de l'économie.

Dans l'attente d'un possible vaccin contre la COVID-19, « les Canadiens ne pourraient pas rester confinés pendant 18 mois », a-t-il déclaré.

Il faut donc selon lui trouver un juste équilibre entre protéger la santé des citoyens et redémarrer l'activité économique.

Le premier ministre a aussi été interrogé sur la gestion de la crise par son gouvernement.

Il a admis que s'il avait « à tout refaire, [...] il y aurait des choses qu'on ferait différemment ».

Il ajoute que le Canada a fait du mieux qu'il pouvait et il est d'avis qu'il pourra tirer des leçons de la situation actuelle.

Une autre des invités de l'émission qui s'est fait remarquer, hier, était la Dre Joanne Liu. L'ancienne présidente de Médecins sans frontières, qui était au front durant l'épidémie d'Ebola en Afrique, a partagé son avis sur la situation dans les CHSLD.

Selon elle, c'est le fait de ne pas avoir pu être auprès d'un proche avant son décès qui marquera le plus les gens.

Prônant le recours aux proches aidants, elle a affirmé que « si on est capable de faire la formation de différentes personnes, on est sûrement capable de faire la formation d'un aidant naturel qui a envie d’être aux côtés de son père et sa mère ».

L'émission Tout le monde en parle se poursuit chaque dimanche, en direct, jusqu'au 24 mai 2020. 

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