Contre toute attente, la consommation d'alcool des Québécois n'aurait pas augmenté dans les dernières semaines et, qui plus est, elle aurait même diminué. C'est ce que laisse entendre un sondage CROP mené pour Éduc'alcool et dont les résultats sont sortis aujourd'hui. 

Toi aussi, ton mur Facebook déborde sûrement de mèmes qui montrent des gens sombrant en ce moment dans la consommation abusive d'alcool ou des photos des longues files à la SAQ. 

En cette période de confinement et d'absence quasi totale d'activités sociales, disons qu'il faut faire preuve d'une grande créativité pour s'occuper tout en restant loin de ses vices.

Pour Éduc'alcool, la situation en Europe laissait présager le pire. Ils s'attendaient, eux aussi, à voir la consommation de vin, de bière et de spiritueux monter en flèche au Québec.

L'organisme indépendant a d'ailleurs mis en branle, dès le tout début du confinement, une campagne d'incitation à la modération.

Le but du sondage étant justement de calculer l'impact de cette campagne sur les Québécois.

« Près de sept Québécois sur dix, qu'ils soient buveurs ou abstinents, n'ont pas changé leur consommation depuis le confinement », a souligné Éduc'alcool.

Comme quoi les Québécois surprennent. Ils sont non seulement ceux qui respectent le plus la distanciation sociale, mais demeureraient très modérés dans leur consommation d'alcool malgré la crise actuelle.

« Les Québécois se montrent généralement sages, prudents et disciplinés, même s'ils ne renoncent pas à prendre un verre pour le plaisir. Il faut les en féliciter », a tenu à mentionner Hubert Sacy, le directeur général d'Éduc'alcool.

Toujours selon le sondage, les Québécois dont la consommation d'alcool est restée semblable ou a diminué récemment s'expliquent par cinq facteurs.

Ils associent l'alcool aux sorties au restaurant ou dans les bars, plus possibles en ce temps de confinement. Ils s'identifient comme des buveurs sociaux.

Ils craignent maintenant de sortir pour faire leurs achats ou encore ne peuvent tout simplement pas le faire (isolement volontaire, enfants à charge, etc.). Ou encore, ils ont remarqué avoir moins le goût de consommer ou bien, en cette pleine crise économique, ils tentent plutôt de réduire leurs dépenses.

Les 18 % qui, au contraire, consomment davantage d'alcool en ce moment le font parce qu'ils ont plus de temps libre, qu'ils ressentent de l'ennui ou qu'ils tentent de diminuer leur niveau d'anxiété et de stress.

Le sondage CROP a été réalisé les 4 et 5 avril derniers auprès de 1 412 répondants, choisis par l'entremise d'un panel sur Internet.

Pour consulter les résultats de ce sondage ou encore pour en savoir plus sur Éduc'alcool, c'est par ici.

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