Le mois de novembre, c'est gris et plate. Il commence à faire noir plus tôt, il fait plus froid et le soleil et sa vitamine D se font plus rares. Et si tu es étudiant à l'université, à ça tu dois ajouter les cours, les travaux, les examens, et tout le stress et la pression de réussir qui vient avec la fin de session. Ça en fait beaucoup à gérer tout ça. D'ailleurs, une nouvelle enquête de l'Union étudiante du Québec (UEQ) a révélé ce mardi que la détresse psychologique chez les étudiants à l'université au Québec est très présente et ce serait près de 60% d'entre eux qui en souffriraient. 

En effet, cette enquête panquébécoise, nommée «  Sous ta façade », a étudié la santé psychologique et mentale des étudiants universitaires de la province. 

Au total, ce sont 23 881 étudiants et étudiantes à travers le Québec qui ont répondu à un questionnaire sur le sujet et les résultats sont assez alarmants.

Ce sont donc 58 % des étudiants à l'université qui présenteraient un niveau élevé de détresse psychologique selon l'UEQ. 

Selon le Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, « La détresse psychologique résulte d’un ensemble d’émotions négatives qui, lorsqu’elles sont vécues avec persistance chez un individu, peuvent entraîner des conséquences de santé importantes telles que la dépression et l’anxiété. »

Ainsi, plus de la moitié des étudiants seraient affectés par cette détresse. 

« Les chiffres sont très préoccupants, notamment en matière de symptômes dépressifs et de tentatives de suicide », indique Philippe LeBel, président de l'UEQ. 

En effet, l'enquête a établi qu'un étudiant sur 5 souffre de symptômes de dépression assez graves qui nécessite des soins psychologiques. 

En plus, il y aurait 2 fois plus d'étudiants que la population générale qui ont fait des tentatives de suicide et 3 fois plus qui ont eu des idées suicidaires. 

Avec cette enquête, l'UEQ souhaite que le gouvernement mette en place « une politique nationale d'amélioration de la santé psychologique étudiante », ajoute M. Lebel.

L'UEQ a d'ailleurs fait un point de presse mardi avant-midi à l'Assemblée nationale de Québec afin de présenter ce rapport et mettre la pression au gouvernement d'agir. 

Gabriel Nadeau-Dubois de Québec Solidaire était aussi aux côtés de M. Lebel afin d'appuyer ces propos, mentionnant entre autres : « Nos étudiant-es sont en train de péter au frette. Renversons la vapeur. »

La FAÉCUM, qui regroupe toutes les associations étudiantes de l'Université de Montréal, a aussi commenté cette enquête en rappelant l'urgence d'agir. 

L'UEQ demande donc des stratégies pour réduire la solitude, améliorer le soutien entre collègues et réduire la compétition entre ceux-ci, en plus de réduire la précarité financière et améliorer les habitudes de vies des étudiants.


On rappelle à toute personne souffrant du mal de vivre ou connaissant une personne en détresse que plusieurs ressources existent, comme Revivre (1 866 REVIVRE (738-4873)).

 

 

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