Le gouvernement de François Legault a entrepris une suite de dévoilement de plans concernant le décloisonnement graduel du Québec, en pause depuis près de deux mois en raison de la COVID-19. Après les écoles et les entreprises, ce sont maintenant les régions qui se verront rouvrir en mai, aux prises avec des contrôles policiers depuis le 28 mars dernier.  

C’est la vice-première ministre Geneviève Guilbault, en remplacement de François Legault, qui a tenu la mise à jour quotidienne sur les développements de la COVID-19 au Québec, ce mercredi.

Fermées aux voyages « superflus » depuis la fin du mois de mars, les régions rouvriront graduellement, et ce, dès le 4 mai. « C’est possible grâce à notre discipline », dit Geneviève Guilbault, ajoutant que « ce n’est pas synonyme de relâchement ».

Les contrôles policiers situés dans certaines régions « fermées » seront retirés, mais le gouvernement continue de demander d’éviter les déplacements inutiles.

Voici les régions qui rouvriront, jusqu’à présent :

Lundi 4 mai

Les Laurentides, Lanaudière, Chaudière-Appalaches et Rouyn

Lundi 11 mai

L’Outaouais (sauf la ville de Gatineau), l’Abitibi, La Tuque et le Saguenay-Lac-Saint-Jean

Lundi 18 mai

Le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie, les Îles-de-la-Madeleine, Charlevoix et la Côte-Nord

Pour les autres régions, il n’est pas possible pour le moment de donner une date précise. « Dès que ce sera possible, nous le ferons », précise la vice-première ministre.

En revanche, il ne faut pas se réjouir trop vite. « Si les prévisions devaient s’assombrir, on n’hésitera pas à repousser des réouvertures », ajoute Mme Guilbault.

« On demande aux Québécois d’éviter les déplacements superflus d’une région à l’autre. Ce n’est pas le temps d’aller flâner dans les commerces d’une autre région pour le plaisir. »

Le mot clé à retenir est « discipline », martèle la femme politique, en insistant sur le respect des règles sanitaires toujours en place, comme le deux mètres de distance, le port d’un couvre-visage et le lavage des mains. Les rassemblements demeurent interdits.

« Si on est dociles et disciplinés, on va réussir la réouverture sans relancer la pandémie. C’est l’objectif. [...] On avance, on progresse, mais ce n’est pas le temps de crier victoire. »

Concernant la saison estivale qui arrive à grands pas, à quoi peuvent s'attendre les Québécois?

« À terme, on souhaite que les gens puissent retourner à une vie normale éventuellement, mais ce n’est pas demain la veille qu’on va aller boire un Piña Colada au Mexique. »

Elle avoue toutefois qu'il y a une « opportunité touristique » au Québec « qu'on voudra saisir », sans émettre plus de détails.

« On n'est pas capables de vous dire : Le 4 juillet, vous pourrez vous réserver un hôtel en Gaspésie pour aller voir le Rocher Percé », donne en exemple Mme Guilbault.

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