Le cabinet du ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, a confirmé ce lundi 20 avril l'annulation du calcul de la cote R pour la session d'hiver 2020. Le communiqué paru en matinée a eu tôt fait de faire réagir les associations et les communautés étudiantes. Et elles ne partagent pas toutes le même avis.

C'est par souci d'équité que le ministre Roberge a choisi cette option. Les conditions dans lesquelles évoluent les étudiants dans la crise ne sont pas toutes pareilles à travers la province.

En plus du fait que certains d'entre eux sont mobilisés pour venir en aide aux travailleurs essentiels de la santé.

La Fédération des cégeps, qui regroupe 48 collèges publics québécois, salue cette décision et l'a fait savoir par voie de communiqué en fin de journée lundi.

« Les conditions auxquelles sont actuellement soumis les étudiantes et les étudiants du réseau collégial pouvant varier en fonction de l'établissement qu'ils fréquentent et de leur situation personnelle, cette décision constitue la solution la plus équitable pour l'ensemble de la population étudiante des cégeps. »

En optant pour cette avenue, le cabinet du ministre Roberge s'accordait non seulement avec la Fédération des cégeps, mais avec la Fédération étudiante collégiale du Québec et avec plusieurs syndicats d'enseignement, qui s'étaient tous exprimés sur la question dernièrement.

En contrepartie, l'Association des collèges privés du Québec (ACPQ) a fait valoir son désaccord avec la question en soirée lundi.

Le regroupement, qui compte 21 établissements québécois privés et subventionnés, soutient que « les collèges privés et leurs enseignants se sont mobilisés et ont réussi à offrir leurs programmes en ligne ou en mode alternatif. »

L'ACPQ croit qu'une telle décision crée de l'anxiété chez la communauté étudiante et note déjà chez elle des indices de démotivation.

Du côté des réactions des étudiants sur les réseaux sociaux, plusieurs semblent plutôt en désaccord avec la suspension de la cote R, trouvant bien dommage que tous les efforts mis en oeuvre depuis le début de la crise aient été faits en vain.

Comme solution à la situation, « l'ACPQ propose au ministre de former un comité qui analysera en profondeur les impacts de cette décision. »

Tout ça dans le but de mettre sur la table des façons « de reconnaitre les résultats de la session d'hiver et ainsi rassurer l'ensemble des étudiants. »

Sur Facebook, plusieurs personnes suggèrent la mise sur pied d'une pétition afin de faire valoir leur opinion sur cette épineuse question.

Au moment d'écrire ces lignes, le cabinet du ministre Jean-François Roberge n'a pas répondu aux commentaires ni à la proposition avancée par l'ACPQ.

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