Ce n’est pas un secret, lorsque tu achètes quelque chose de nouveau, tu as le goût de l’essayer sur-le-champ, que ce soit un rouge à lèvres, une paire de chaussures ou un jeu vidéo. Das le cas du jeu vidéo, tu y joues une, deux, cinq heures et tu as encore l’envie d’y jouer. C’est le cas du jeu vidéo multiplateforme américain Fortnite qui pourrait faire face à une action collective de la part d’une firme d’avocats québécoise. 

C’est le cabinet d’avocats Calex Légal, de Montréal, qui demande l’autorisation d’exercer une action collective contre l’entreprise américaine de jeux vidéo derrière Fortnite, Epic Games.

Ce sont les familles de deux enfants de 10 et 15 ans accros à ce jeu de tir offert gratuitement qui sont derrière la demande. L’un d’eux a joué 1891 parties depuis décembre dernier et le second a participé à 7781 parties, et ce, en moins de deux ans.

Pour les néophytes en la matière, Fortnite est un jeu vidéo de combat gratuit sur internet aux couleurs ultracolorées, disponible sur toutes les plateformes, en passant par le téléphone à l’ordinateur. C’est à l’automne 2017 qu’est arrivée sa variante, Battle Royale. On compte 250 millions d'adeptes.

Les joueurs qui se connectent au jeu sont placés dans une aire d’attente puis envoyés par groupes de 100 sur une île. La surface de celle-ci diminue au fil du temps, alors que les joueurs s’éliminent un à un. Une panoplie d’armes sont disponibles, que ce soit une hache, une mitrailleuse ou un lance-roquette à bulles.

L’avocat à la tête du dossier, Jean-Philippe Caron, affirme qu’il s’agit d’une première mondiale. « Il y a une explication logique à ça, a-t-il affirmé à La Presse. Il y a une clause dans les termes et conditions [du jeu] qui limite le droit d’exercer une action collective et qui est valide dans plusieurs juridictions, mais pas au Québec. »

L’avocat a toutefois précisé qu’il est impossible pour le moment de calculer quel pourrait être le montant total des dommages moraux et punitifs versés aux joueurs en cas de victoire. En revanche, il compte traiter le dossier comme la dépendance à la cigarette, puisque l’éditeur du jeu vidéo a « sciemment mis en danger la santé des utilisateurs, et ce, sans les avertir ».

La firme Calex Légal compte prouver que Fortnite a été « spécialement conçu pour être le jeu le plus addictif possible » par une équipe qui comprenait, entre autres, des psychologues. Elle aurait « travaillé avec des cobayes pour s’assurer que leur attention était captée tout au long des essais en traquant le moindre décrochage d’attention », peut-on lire dans la demande.

La dépendance à ce jeu va au-delà de la jeunesse. Le monde du hockey n’y a pas échappé, alors que les Canucks de Vancouver ont remarqué que plusieurs de leurs joueurs y étaient dépendants. 

Le juge doit maintenant autoriser l'action collective pour que celle-ci soit valide. Narcity va rester à l'affût de ce dossier dès qu'il y aura plus de détails.

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