La pandémie de COVID-19 qui sévit actuellement a frappé de plein fouet l'économie canadienne, et de nombreuses entreprises ont dû fermer leurs portes à cause des mesures de confinement. Le gouvernement canadien a déployé des programmes d'aide financière pour soutenir les travailleurs dans cette période difficile, mais les bars n'y sont pas admissibles, et ça fait réagir.

La semaine dernière, le gouvernement du Canada avait annoncé une aide financière aux petites entreprises, qui sont particulièrement touchées par l'épidémie. 

Ce programme comprend notamment le Compte d'urgence pour les entreprises canadiennes, qui permettra aux PME de bénéficier de prêts sans intérêt pouvant aller jusqu'à 40 000 $, via la Banque de développement du Canada (BDC).

Cette aide a été reçue comme un cadeau par les entreprises en difficulté, mais il y a un hic : les bars ne sont pas admissibles à ce programme.

En effet, les entreprises dont 50 % ou plus du revenu dépend de la vente d'alcool sont exclues de ce programme.

Plusieurs propriétaires de bars du Québec se sont insurgés contre ce règlement, plaidant qu'ils ont besoin d'aide financière au même titre que les autres entreprises qui souffrent de la crise.

En entrevue avec TVA Nouvelles, le propriétaire de la Taverne Saint-Sacrement, Pierre Thibault, s'explique mal le fait que les bars soient mis dans la même catégorie que les casinos, les prêteurs sur gage, ou les établissements de l'industrie du sexe.

« C’est comme si on était ostracisé directement par la Banque de développement du Canada (BDC), qui nous empêche d’être reconnus comme une PME », a déploré le tenancier du bar montréalais.

Il a même lancé une pétition pour appeler à un changement de cette règle, qui récolte déjà plus de 1 800 signatures.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs établissements ont également dénoncé la situation, souvent avec humour.

Des bars comme le Snowbird Tiki House et le Turbo Haüs ont notamment fait remarquer que la SAQ demeure ouverte, ce qu'ils trouvent paradoxal.

Si les bars ne sont pas admissibles aux prêts, ils ont toutefois droit au programme de subvention salariale.

Celle-ci s'adresse à toute entreprise qui a une baisse d'au moins 30 % de ses revenus. Les employeurs pourront alors verser jusqu'à 75 % du salaire à leurs employés durant trois mois.

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