C’est un réel drame qui s’est produit dans les derniers jours à Granby. Une fillette de 7 ans est décédée hier en soirée après avoir subi de mauvais traitement de la part de son père et de sa belle-mère. Elle a été retrouvée dans sa résidence en zone plus rurale en piteux état lundi et est décédée après avoir passé 24 heures critiques à l"hôpital.

L’enfant aurait été ligotée et bâillonnée avec du ruban adhésif pendant des heures dans sa chambre, parce qu’elle aurait été trop agitée, selon les informations de TVA Nouvelles. Du ruban a d’ailleurs été retrouvé dans sa chambre par les premiers répondants. La Sûreté du Québec était en charge de l'enquête.

Des accusations de séquestration et de voies de fait graves ont été portées contre la belle-mère et des accusations de séquestration contre le père. Toutefois, après le décès de la fillette, ces accusations pourraient changer.

La Couronne s’est opposée à leur libération hier, selon TVA, et ils ne peuvent pas avoir de contact avec leurs autres enfants.

À présent, les autorités se renvoient la balle à savoir à qui revient la faute et pourquoi la situation n'a pas été prise en main plus tôt. « Il y a clairement eu des failles [dans le système] » , a mentionné Lionel Carmant, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux. Il a d’abord demandé un état de la situation et demandera une enquête plus approfondie pour clarifier les choses s’il le faut.

Le premier ministre du Québec, François Legault, pense la même chose. « Je vais regarder la possibilité, effectivement, de faire une enquête », mentionne-t-il avant d’ajouter « On veut savoir ce qui s’est passé avec le centre jeunesse ».

Lionel Carmant « ne comprend pas comment une enfant qui a été retirée de l’école et dont les grands-parents ont tenté de signaler la situation n’a pas été prise en charge par le système, par le réseau », a-t-il dit en mêlée de presse.

La fillette avait en effet été retirée d’une école de Granby depuis quelques temps et poursuivait son cursus à la maison, selon des informations obtenues par Radio-Canada. Une cellule de crise a d’ailleurs été mise en place à son ancienne école. Par ailleurs, des accusations en 2018 contre la belle-mère de 35 ans avaient déjà été portées, car elle s’en était prise à l’enfant.

De son côté, la DPJ de la région de l'Estrie voudrait attendre la fin de l'enquête avant d'être blamée et précise que c'est « inacceptable d'injurier son personnel».

 

Cette histoire tragique touche profondément la population et certains l’ont même comparée à celle d’Aurore l’enfant martyr. « Les images d’Aurore l’enfant martyre, notre impression, c’est que c’est vieux. C’est un vieux Québec, avant que ce soit l’école publique pour tout le monde, avant la DPJ, avant les services sociaux... Mais ça s’est reproduit en 2019! Je capote! », a exprimé avec émotion l’animateur Mario Dumont dans son émission.

 

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