Depuis quelques semaines, le nom du club à ciel ouvert de Pointe-Calumet revient fréquemment dans les médias. En effet, suite à quelques dérapages entre 2015 et 2018, dont 2 accidents mortels, des intoxications, de la violence et la présence de motards, le Beachclub a été convoqué devant la Régie des alcools en janvier dernier. Les autorités réclament maintenant une suspension de 40 jours à Olivier Primeau et son équipe. 

Selon l’avocat de la Régie des alcools, des courses et des jeux, « le permis d’alcool du Beachclub nuit à la sécurité et à la sécurité publique », rapporte le Journal de Montréal

Durant les 4 années où ont lieu les incidents reprochés, la police a dû intervenir 500 fois lors de divers événements, qui rassemblent parfois jusqu’à 6 000 personnes, soit pratiquement autant que le nombre d’habitants de Pointe-Calumet. 

L’avocat de l’établissement, de son côté, proposerait plutôt une suspension de 10 jours. 

Olivier Primeau a tenu à s’expliquer et relativiser les faits.

Le co-propriétaire et porte-étendard du Beachclub explique que la sécurité est une priorité pour lui et son équipe et qu'ils font tout en leur possible pour assurer cette dernière.

Il mentionne également que lorsqu'on regarde la situation dans son ensemble, les faits reprochés à son établissement ne sont pas si impressionnants, sans toutefois minimiser les incidents qui s'y sont produits entre 2015 et 2018. 

« Je ne minimise aucun incident, mais si vous faites la moyenne des événements qui sont arrivés dans les 4 dernières années dans le plus gros bar et le club #1 au Canada nous sommes sûrement moins pire que tous les festivals sur 2-3 jours au Québec, mais ça personne n’en parle parce qu’il n’y a eu aucun travail de fait pour comparer avec nous. Plusieurs bars de quartiers à Montréal et plusieurs bars de régions ont plus de visites que nous si vous faites le ratio avec le nombre de personnes qui les fréquentent », mentionne-t-il. 

Concernant les 55 transports en ambulance qui ont eu lieu entre 2016 et 2019, il dit qu'il « ne minimise rien encore une fois mais 55 transports ambulanciers en 4 ans ... c’est 13 par année dont plus de la moitié était demandé par [son] service de premier soins pour de la prévention ».

Il continue en réitérant que le travail des policiers n'est pas remis en cause et qu'il a une excellente entente avec eux. 

Primeau n'est toutefois pas d'accord avec les raisons pour lesquelles il doit faire face à la Régie. 

Peu de détails sont présentement disponibles concernant la suspension en tant que telle et le moment où elle pourrait être effective. 

Par contre, le Journal rapporte que celle-ci, peu importe sa durée, aurait lieu durant la période d'exploitation du bar, soit pendant l'été. 

 

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