Mercredi matin, la province était sous le choc en apprenant les détails du drame familial survenu dans le quartier Tétreaultville, à Montréal. En effet, le meurtre sordide de deux enfants âgés de 5 et 7 ans par leur père, Jonathan Pomares, qui s'est ensuite enlevé la vie, n'a laissé personne indifférent. Ce matin, jeudi 24 octobre, on apprend que ce dernier était connu des autorités et avait été hospitalisé il y a peu de temps pour détresse psychologique. 

En fait, il y a quelques jours, l'homme de 40 ans aurait reçu la visite des forces policières pour une tentative de suicide. Sous l'influence sévère de l'alcool, de stupéfiants et de médicaments, Pomares aurait été aggressif et dans un état avancé de détresse. Se débattant lors de l'intervention, il aurait aussi clairement dit qu'il ne vivait pas bien du tout la rupture avec sa conjointe, selon des informations recueillies par la Presse.  

Jonathan Pomares a ensuite été hospitalisé pour une évaluation de son état mental. Tous ces détails et le fait que l'événement tragique ait quand même eu lieu poussent certaines personnes à se poser des questions par rapport au système d'aide présentement en place. En effet, alors que ses problèmes étaient connus des autorités il y a peu de temps et que sa stabilité semblait précaire, comment la situation a-t-elle pu déraper à ce point ?

Selon des spécialistes en psychyatrie, dont France Proulx, il sera important d'analyser la situation et voir le soutien qui était offert au père de famille après sa visite en centre hospitalier, a-t-elle rapporté au Journal de Montréal. Toujours selon elle, il était peut-être en transition entre deux visites en cliniques, période où il est très facile de chuter pour quelqu'un vivant dans un état de détresse psychologique.

Parlant de soutien psychologique, les premiers répondants et intervenants qui ont dû se rendre sur place et faire la macabre découverte devront eux aussi être accompagnés pendant le processus de post-intervention. 

Les premiers agents arrivés sur les lieux du crime ont d'ailleurs été retirés de l'enquête, car ils ont semblé trop affectés et bouleversés par l'événement.

Les proches de la famille Pomares sont sous le choc et ne comprennent pas, disant connaître Jonathan et qu'il était une personne enjouée et avec un grand coeur. Vraisemblablement, l'entourage de la famille n'aurait jamais pu voir cet événement se profiler devant eux.  

On rappelle à toute personne souffrant du mal de vivre ou connaissant une personne en détresse que plusieurs ressources existent, comme l’Association québécoise de prévention du suicide disponible 24/24 7 jours semaine au 1 866 APPELLE (277-3553).

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