La lumière commence à se faire sur le décès de la désormais célèbre baleine de Montréal. Après des examens préliminaires le matin du 10 juin, l'équipe en charge de la nécropsie estime que la baleine est probablement entrée en collision avec un bateau.


Attention, nous désirons vous avertir que cet article contient du contenu graphique qui pourrait choquer certains lecteurs.


Lors d'une conférence de presse en début d'après-midi, le Dr Stéphane Lair, de la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, a affirmé que les premières observations « suggèrent fortement que l'animal a été frappé » par un navire.

Le rorqual à bosse présentait en effet des signes de traumatismes possibles, comme des hématomes et des hémorragies, qui pointent vers cette hypothèse.

Toutefois, il est encore trop tôt pour confirmer ce scénario. Des analyses subséquentes d'échantillons prélevés permettront d'en savoir plus sur ce qui a causé la mort de l'animal. Selon le Dr Lair, un rapport pourrait être émis d'ici un ou deux mois.

Dans un tweet publié par Baleines en direct, on indique que dans le cas d'une collision, ce serait plutôt un cargo qu'une embarcation de plaisance qui serait en cause.

Il est malgré tout possible que les analyses laissent des questions sans réponse, a précisé Robert Michaud, coordonnateur du Réseau québécois d'urgences pour les mammifères marins, aussi présent à la conférence.

La nécropsie était d'autant plus complexe que les organes de la baleine étaient en état de décomposition avancée. L'exposition de la carcasse au soleil a pu accélérer ce processus, d'après le Dr Lair.

Ainsi, il n'a pas été possible de déterminer si le rorqual s'était alimenté durant les derniers jours.

M. Michaud a aussi souligné que la fin abrupte des aventures de la baleine met en lumière la difficulté de la cohabitation entre les baleines et les navires sur le Saint-Laurent.

« C'est un enjeu qu'on voit tous les jours, tous les étés », a-t-il ajouté.

« On partage la planète avec des êtres magnifiques, mais ce partage, pour qu'il soit viable, ça nous prend des grands soins. »

Les deux spécialistes ont terminé en expliquant que même si le décès de la baleine a pu causer une certaine tristesse chez les observateurs qui s'y étaient attachés, le rorqual à bosse est loin d'être une espèce menacée.

Au contraire, sa population a connu une grande augmentation dans les dernières décennies, grâce à des mesures de protection contre la chasse qui avait presque éradiqué l'espèce.

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