Le métro est sans contredit un des moyens de transport les plus populaires à Montréal. En effet, des milliers de personnes l'utilisent chaque semaine pour se promener dans la région métropolitaine et une quantité aussi grande d'êtres humains peut évidemment causer certaines préoccupations d'un point de vue sanitaire. Une étude menée par La Presse révèle que des quantités impressionnantes de bactéries, levures et moisissures se retrouvent dans le métro de Montréal

La STM a aussi dévoilé à Narcity quelques informations sur les habitudes sanitaires de l'organisation, afin d'avoir leur réaction face à cette enquête qui peut en dégoûter plusieurs.

L'étude menée par le quotidien montréalais a été faite suite au prélèvement de 40 échantillons. De ces derniers, quatre contenaient des quantités énormes de bactéries, si bien qu'il était impossible de les compter à l'aide d'un microscope. 

Ces endroits, particulièrement infectés, étaient deux poteaux centraux, une barre horizontale et un guichet de distribution de titres. 

Plusieurs facteurs tels le passage de clients malades juste avant le prélèvement ou un entretien défectueux de ces endroits ont pu influencer les résultats.

Il reste tout de même que certains échantillons comportaient des souches de bactéries pouvant causer des intoxications alimentaires et même des maladies de peau. 

Le scientifique en charge de l'étude, Sylvain Beausoleil, tient tout de même à rassurer les utilisateurs du métro, alors qu'il mentionne à La Presse que les résultats ne sont quand même pas si mal. 

Suite à ces observations, qui peuvent laisser certains utilisateurs du réseau de transport en commun perplexes, on apprend aussi que le nettoyage de l'intérieur des wagons ne se fait qu'aux 5 ou 6 semaines. En comparaison, celui-ci se fait à tous les jours à Paris et à Boston. 

Cependant, selon ce que Philippe Déry, chargé des affaires publiques pour la STM, a mentionné à Narcity, le nettoyage des surfaces visibles, comme les distributrices à titres, se fait au moins une fois par semaine. 

Le plancher des wagons est, de son côté, lavé aux trois jours pour l'ensemble de la flotte, alors que le lavage extérieur et intérieur complet (incluant les barres de maintien) se fait aux 5 ou 6 semaines. 

En cas d'incidents liés à la clientèle, tels des vomissements, des mesures spéciales sont utilisées afin d'assurer la désinfection. 

Il continue en précisant à Narcity que les produits utilisés pour le nettoyage sont adaptés pour les surfaces visées, que certains des produits désinfectants utilisés se retrouvent même en milieu hospitalier et peuvent avoir des effets résiduels allant jusqu'à 24h00 et que le savon utilisé pour le lavage des wagons est biologique. 

La fréquence de lavage des wagons (5 à 6 semaines) peut paraître trop basse considérant les millions de personnes qui s'entassent dans ceux-ci à chaque semaine, mais la STM explique qu'elle agit de la sorte afin de maintenir un service adéquat et qu'elle travaille selon des infrastructures limitées. 

En fait, si les trains devaient être immobilisés plus souvent afin d'effectuer des nettoyages, le service se verrait lourdement impacté, selon la STM. 

Bref, il est normal que des bactéries, levures et moisissures se retrouvent sur les surfaces de différents éléments dans le métro. En effet, avec un million de déplacements par jour, il est impossible de conserver un environnement stérile. 

L'étude menée par La Presse va dans le même sens, alors qu'on y mentionne que le métro n'est pas dangereux et qu'il ne faut pas en faire une obsession. 

Les directives pour te protéger contre une infection potentielle sont les mêmes que celles qu'on t'apprend depuis ton plus jeune âge. Tu dois te laver les mains régulièrement et tousser ou éternuer dans ton coude!

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