Il n'y a plus beaucoup de logements abordables à Montréal ces temps-ci. Avec le premier juillet qui arrive à grands pas, certains locataires peinent à se reloger. Les proprios sont de plus en plus exigeants et semblent profiter de la crise du logement. Ils émettent donc des demandes très précises dans leurs offres.

Certaines personnes et familles ont peur de se retrouver à la rue dans deux semaines alors que le taux de vacance est très bas dans plusieurs quartiers

Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) croit que les familles seraient les plus discriminées, alors que dans plusieurs annonces on y mentionne que le logement est « idéal pour couple ou personne seule ».

Les animaux sont aussi souvent refusés ainsi que les fumeurs, que ce soit de cigarettes ou de cannabis.

« Nous avons discuté avec plusieurs familles qui n’ont toujours pas trouvé de logement après 20, 30 ou 40 visites. Aussitôt que les propriétaires apprennent qu’ils ou elles ont des enfants, le ton change et ils trouvent rapidement une raison pour leur refuser la location du logement », dénonce Marjolaine Deneault, porte-parole du RCLALQ dans un communiqué.

Certains propriétaires vont même jusqu'à demander un dépôt pour que la demande du locataire soit analysée, alors que cette pratique est illégale au Québec, selon la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ).

La discrimination se fait également envers le sexe et l'origine ethnique de la personne. « Je me suis butée à beaucoup de propriétaires qui refusaient de me louer un logement si un homme ne me cautionnait pas, ce qui est complètement arriéré en 2019. On m’a dit qu’on voulait que mon amoureux signe le bail, car un homme, c’est plus fiable », a mentionné Océane Alizée Hamo à la RCLALQ lors d'une recherche qu'ils ont effectuée.

Des proprios auraient même demandé de payer plusieurs mois de loyers à l'avance à certains futurs locataires.

« Je venais d’arriver, je ne connaissais personne et je parlais à peine français. Ayant 3 enfants, je n’ai pas eu le choix d’accepter » a pour sa part expliqué Paloma Salvado à la RCLALQ.

Les personnes se sentant discriminées dans le processus de location d'un appartement peuvent porter plainte à la Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPDJ) en vertu de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne qui interdit toute forme de discrimination dans le processus de location de logement au 1-800-361-6477.

 

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