Les images d'un agent du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) tenant un extincteur ont fait pas mal jaser dans les derniers jours. Alors qu'il accompagnait un homme accusé d'avoir immolé sa femme le week-end dernier, son collègue semblait avoir un sourire au visage en voyant l'extincteur. Le SPVQ vient d'ouvrir un enquête interne à savoir s'il s'agit d'une « mauvaise blague ». 

Par voie de communiqué, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a tenu à réagir à la suite de la publication d’images vidéo présentées dans les divers médias québécois.

« Bien que la scène pourrait laisser croire qu’il s’agit d’une mauvaise blague de la part des policiers, il serait prématuré d’en tirer des conclusions immédiates sans avoir pris le temps de faire une enquête pour établir l’ensemble des faits et des circonstances entourant cet événement», a précisé le SPVQ.

La Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec (FPPVQ) a publié dimanche soir un communiqué affirmant que cet extincteur n'était qu'une « mesure de sécurité préventive » lors du transfert de Frej Haj-Messaoud, au lendemain de son arrestation à Drummondville.

« Ne pouvant ignorer la possibilité que des gens se soient rassemblés pour faire subir à l'accusé le même sort qui a été réservé à son ex-conjointe, les policiers à la détention ont demandé aux policiers d'apporter un extincteur lorsqu'ils accompagnaient l'accusé à l'extérieur », peut-on lire dans le communiqué de la FPPVQ, selon Radio-Canada.

Frej Haj Messaoud, 39 ans, est accusé de tentative de meurtre et de voie de fait grave, après avoir mis le feu à son ex-conjointe, vendredi dernier, dans le quartier Saint-Sauveur. Il s'est fait arrêté à Drummondville le lendemain et a comparu une première fois, par voie téléphonique, depuis la centrale de police du parc Victoria de Québec. 

Selon le Journal de Montréal, l'accusé est l’ex-mari de la victime et l’union aurait débuté il y a environ huit ans en Tunisie. La jeune femme était venue rejoindre son nouveau mari au Canada, où il était installé depuis quelques années.    

L'accusé de 39 ans était de retour devant le juge aujourd'hui au palais de justice de Québec pour sa comparution et sa mise en accusation formelle. 

 
 
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