Cette semaine, une recommandation assez surprenante sur la COVID-19 et les contacts sexuels sans danger provenant des autorités sanitaires de la Colombie-Britannique en a fait sourire plus d'un. Et c'était un sourire coquin. Le BC Center for Disease Control a conseillé d'utiliser des « barrières comme des murs » en donnant l'exemple des glory holes. 

Si tu n'es pas certain de connaître cette pratique, je te laisse chercher Google. De retour? Eh bien, maintenant on s'est demandé si au Québec, on recommande ou non une méthode similaire pour se protéger du nouveau coronavirus. 

La réponse courte : un « non » définitif.

Bien que la santé publique du Québec ne soit pas aussi willing que celle à l'ouest du pays, les autorités ne découragent pas totalement les gens d'avoir des petits moments sexy. 

« Si les partenaires sexuels vivent sous le même toit et qu’aucun d’eux ne doit suivre les consignes d’isolement, il n’y a pas de restriction à avoir des relations sexuelles », indique le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).  

« Avec les autres personnes et partenaires sexuels, il est indiqué de respecter les consignes sanitaires pour tous. »

Et c'est ici que ça devient assez corsé. Les autorités recommandent d'éviter les rapprochements à moins de deux mètres, incluant les contacts sexuels, et ce, même si vous êtes en couple.

« Cette consigne s’applique à tous les partenaires sexuels qui ne vivent pas sous le même toit, qu’il s’agisse de nouveaux partenaires, de partenaires occasionnels ou réguliers. »

Dans une déclaration à MTL Blog, le MSSS a expliqué que selon les tendances du virus, le moyen le plus courant de le contracter consiste à utiliser des gouttelettes d'air si quelqu'un tousse ou éternue autour de vous.

« Il peut également se propager par des mains infectées qui sont portées à la bouche, au nez ou aux yeux après un contact avec une personne ou une surface infectée », explique le ministère.

« La transmission à travers des surfaces ou des objets contaminés est possible, mais n'est pas le principal mode de transmission. »

Le ministère a tout de même précisé que ce n'est pas le sexe en soi qui est dangereux.

« C'est une proximité physique qui est impliquée dans la contamination, pas l'acte sexuel lui-même. »

Le MSSS ne peut toutefois pas savoir si les gens suivent ou non ces recommandations sur l'activité sexuelle.

« L'environnement actuel est exceptionnel et il est difficile d'obtenir des hypothèses valables », expliquent-ils.

Alors si tu veux respecter les consignes de la santé publique du Québec à la lettre, la masturbation demeure la pratique sexuelle la plus sécuritaire en temps de pandémie. 

Mais si toi et ton partenaire vivez sous le même toit, alors là, tu peux te lâcher lousse sur les soirées coquines! 


Cet article traduit de l'anglais a initialement été publié sur MTL Blog.


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