Une femme de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean a travaillé en tant qu'une infirmière et a pratiqué la profession sans en avoir le droit pendant une vingtaine d'années. Elle aurait même été affectée au département de chirurgie du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la région de Jonquière.

Elle aurait débuté sa carrière en utilisant le nom d'une autre infirmière du même nom. Elle est maintenant congédiée, mais ce cas de pratique illégal a semé toute une controverse auprès de l'Ordre des infirmiers et infirmières du Québec.

« C’est un cas de pratique illégale du titre d’infirmière. Notre enquête interne nous a amenés à nous rendre compte, effectivement, qu’il n’y avait pas de droit de pratique relié à cette dame-là. C’est une situation que nous avons prise très au sérieux. Pour nous, c’est préoccupant comme situation et nous ne faisons aucun compromis au niveau de la qualité des soins et des services » a mentionné la porte-parole du CIUSSS, Joëlle Savard à Radio-Canada.

L'Ordre des infirmiers et infirmières du Québec a tenu à préciser qu'il avait des règles strictes et que ce genre de cas n'est pas fréquent.

« Le cas rapporté hier au sujet d'une usurpation de titre au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean est extrêmement rare », a expliqué l'Ordre des infirmiers et infirmières du Québec dans un communiqué.

Une enquête est ouverte au sein de l'Ordre et elle pourrait mener à des amendes mais l'Orde rappelle toutefois aux employeurs « de faire preuve de prudence et de mener toutes les validations qui s'imposent lors de l'embauche de personnel infirmier. Il est important de valider les informations sur notre Tableau, de croiser les données et d'approfondir les recherches » dans ce même communiqué. La validation des données concernant les employés est la responsabilité des différents établissements de santé.

Une plainte pourrait également être déposée contre elle pour vol d'identité ainsi que production de faux document.

On rappelle qu'il y a près d'un mois, un cas semblable a fait surface alors que Kéven Poulin de Sherbrooke a été arrêté pour s'être aussi fait passer pour un infirmer pendant presque 4 ans. Il fait maintenant face à 125 chefs d'accusation. Les deux cas sont isolés et n'ont pas de lien ensemble. 

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