En mai dernier, le Zoo de St-Édouard de Maskinongé, en Mauricie, a fait couler beaucoup d'encre, alors que le propriétaire Normand Trahan s'est fait arrêter par la SPCA de Montréal pour cruauté animale. Suite à cette arrestation, l'organisme a saisi les 250 animaux du parc animalier et les a déplacés dans différents refuges au pays. Tandis que les procédures judiciaires se poursuivent, on apprend maintenant que plus de 15 animaux du Zoo de St-Édouard sont décédés depuis la saisie. 

Le propriétaire faisant face à des accusations de cruauté et de négligence envers les animaux, c'est le premier cas dans le genre au Québec qui est intenté par acte criminel. 

De retour devant la Cour le 9 janvier dernier, le cas de Normand Trahan semble encore faire des remous. En effet, la Couronne a déposé une requête afin de permettre la stérilisation de certains animaux afin d'assurer une saine gestion de ceux-ci et leur bien-être, selon la SPCA. 

L'organisme a précisé, dans une déclaration partagée sur Facebook, que depuis la perquisition des animaux en mai et juin 2019, ce sont plus de 41 animaux qui sont nés.

Cependant, on y apprend aussi qu'il y aurait eu un total de 16 décès depuis l'exécution de la saisie, dont le lion « Norm », un emblème du zoo, en juillet dernier. 

Selon Le Nouvelliste, M. Trahan aurait été bouleversé d'apprendre cette nouvelle au palais de justice jeudi dernier. « Ça meurt pas de même une bête, un lion qui a été élevé à la suce. [...] Il était en très bonne santé et n’avait aucun motif de maladie », aurait raconté l'accusé.

De son côté, la SPCA a tenu à préciser que le lion serait décédé de causes naturelles et que le propriétaire aurait été averti le 1er novembre 2019, alors que le dossier médical de l'animal et de tous les autres lui ont été transmis. 

« Alors qu’il a été rapporté que l’accusé aurait appris seulement hier en salle de cour le décès du lion, depuis le début de la perquisition, des inventaires d’animaux sont remis périodiquement à l’accusé », souligne la SPCA de Montréal. 

En juin dernier, le juge avait rejeté la requête de M. Trahan demandant de révoquer les mandats de perquisition et reprochant à la SPCA un manque de compétence.

L'enquête préliminaire du dossier de Normand Trahan est prévue pour les 12, 13, 26 et 27 mars 2020.

S'il est inculpé, l'accusé pourrait purger une peine d'emprisonnement de cinq ans et être interdit à vie d’avoir la garde ou le contrôle d’un animal. 

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