Après que la gouverneure républicaine de l'État de l’Alabama, Kay Ivy, ai approuvé la loi la plus restrictive sur l’avortement aux États-Unis hier, des milliers de femmes de partout sont montées aux barricades pour la dénoncer. Elles ne veulent pas perdre le droit de disposer de leur corps comme bon leur semble.

La loi prévoit même que les médecins qui pratiqueront des avortements pourraient passer le reste de leur vie en prison. Cette loi sera appliquée d’ici six mois. 

C’est l’animatrice et comédienne américaine Busy Philipps qui a lancé le mouvement. Une semaine avant l’adoption de la loi, elle s’était ouverte sur l’avortement qu’elle a subi à 15 ans dans son émission du soir Busy Tonight. Elle y mentionnait notamment qu’une femme sur 4 avait subi un avortement au États-Unis avant l’âge de 45 ans.

Elle appelle maintenant les femmes à raconter leur histoire pour démontrer la pertinence de cet acte médical. 

Et à présent, le mot-clic #Youknowme prend de plus en plus d'ampleur à travers le globe, un peu comme on avait vu avec le mouvement #Metoo. Des milliers de femmes sur les réseaux sociaux ont suivi le mouvement et partagent maintenant leur histoire sur l'avortement. Le #Youknowme s'est aussi rendu au Québec.

 

Certains internautes trouvent cependant triste que, en 2019, les femmes doivent raconter leur histoire privée et douloureuse pour tenter de faire respecter leurs droits et que les hommes ne devraient pas décider du sort de leur corps.

L’état du Missouri vient tout juste de déposer un projet de loi interdisant l’avortement de grossesse après 8 semaines, même en cas de viol ou d’inceste, selon The Independant.

Au Québec, en 2017, il y a eu 22 966 avortements déclarés selon la Coalition pour le droit à l’avortement au Canada. Depuis l'annonce de ce projet de loi, de nombreuses personnalités québécoises ont réagi à ce sujet.

Toutes les histoires de ces femmes se trouvent ici avec le hashtag #YouknowMe.

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