Kingston, en Ontario, est située à environ trois heures de route de Montréal, et deux heures de Gatineau. La ville ontarienne a été la première capitale du Canada, de 1841 à 1844. Située en bordure du lac Ontario, elle contient aussi une prison historique, qui a été en activité du 1er juin 1835 au 30 septembre 2013.

Depuis la fermeture du Pénitencier de Kingston, monsieur et madame tout le monde peuvent visiter les lieux grâce à des visites guidées. Afin de mieux connaître cette prison mystérieuse, voici quelques faits saillants.


1. La série télévisée Alias Grace a été tournée au Pénitencier de Kingston

Via Les Parcs du Saint Laurent

Vrai! La minisérie Alias Grace, inspirée du roman du même nom de l’écrivaine canadienne Margaret Atwood, a été tournée en partie au Pénitencier de Kingston.

C’est dû au fait que la vraie Grace Marks, la femme qui a inspirée l’histoire de Margaret Atwood, a été emprisonnée au Pénitencier.

Marks a été condamnée à mort, mais a ensuite été transférée à un asile avant de passer plusieurs années au Pénitencier de Kingston. Après une peine de près de 30 ans, elle a été libérée. On n’a plus jamais entendu parler d’elle depuis.


2. Le Pénitencier de Kingston a toujours été une prison pour hommes

Faux! Un des bâtiments a hébergé des femmes de 1913 à 1934. Le Pénitencier a même été le premier établissement correctionnel autonome pour femmes au Canada. Les détenues habitaient au rez-de-chaussée, tandis que la surveillante en chef et son assistante habitaient à l’étage.

En 1934, les prisonnières ont été transférées dans la Prison des femmes, de l’autre côté de la rue. Cette dernière a fermé ses portes en l’an 2000.

Suite à sa fermeture, le bâtiment des détenues du Pénitencier a servi de bureaux administratifs.


3. Ernest Hemingway a déjà visité le Pénitencier de Kingston

Via Parcs du Saint Laurent

Vrai! C’est un fait peu connu, mais l’auteur américain a travaillé comme journaliste pour le quotidien Toronto Star, à Toronto, dans sa jeune vingtaine.

Le 11 septembre 1923, Ernest Hemingway a été dépêché au Pénitencier de Kingston pour couvrir une évasion historique. Son reportage décrivant l’évasion de cinq prisonniers a été publié dans l’édition de 17 heures du journal.


4. Le silence absolu était obligatoire

Vrai! À ses débuts, la prison interdisait la parole à ses prisonniers. Les prisonniers n’avaient pas le droit de prononcer un mot aux autres prisonniers et ce, sous aucun prétexte. Ceci dit, ils ne pouvaient pas non plus communiquer non-verbalement grâce à des gestes ou des regards.


5. Un détenu s’est échappé et n’a jamais été retrouvé

Via Parcs du Saint Laurent

Vrai! Mickey MacDonald s’est évadé le 18 août 1947 avec deux autres détenus (Minelli et Lauzon). Si ces derniers ont été retrouvés, un sans vie dans un marécage, et un emprisonné dans le sud des États-Unis, on n’a jamais plus entendu parler de Mickey MacDonald.


6. Il n’y avait pas de prisonniers autochtones au Pénitencier de Kingston

Faux! Les détenus autochtones ont formé un groupe, la Fraternité des autochtones. Ils se rencontraient régulièrement.

Des terrains pour les autochtones ont été aménagés de 1981 à 1983. Cependant, il y a eu des travaux d’aménagement au début des années 1990. L’aire réservée aux autochtones a donc été réaménagée grâce à l’aide d’aînés et de Len Wilson, agent de liaison autochtone.

De nos jours, lors des visites, la prise de photo n’est pas permise aux loges de sudation sur les terrains des Autochtones par respect pour leur spiritualité.


7. Charles Dickens a déjà visité le Pénitencier

Via Parcs du Saint-Laurent

Vrai! Le célèbre auteur britannique a visité le Pénitencier de Kingston en 1842 lors de son long voyage en Amérique. Il portait un intérêt particulier aux prisons, qu’il aimait visiter. Il avait d’ailleurs remarqué que le Pénitencier était « bien et sagement gouverné ».


8. Un prisonnier a écrit un roman inspiré de l’émeute de 1971

Vrai! Roger Caron, un jeune détenu, était présent lors de l’émeute de 1971, qui a duré quatre jours. Il s’est inspiré de l’expérience pour écrire un roman intitulé Bingo!, paru en 1985.

Pour visiter la prison ou pour en savoir plus, visitez le site-web.

 

 

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