Ça faisait 10 ans, 10 ans qu'on ne s'était pas vu. Comme ça, de même, t'as décidé que tu revenais me voir, sans préavis. T'es entré dans ma vie à un moment où j'étais bien avec moi-même, heureuse, le coeur grand ouvert.

On est allés en date. À ma plus grande surprise, c'était parfait. Tu étais vraiment différent, pas trou de c*l comme dans l'temps. Je n'avais pas vraiment eu la chance de partager des beaux moments du genre dans mes anciennes relations. Tsé le genre de soirée où ça coule, où le vin est bon et que la bouffe accompagne les conversations, et non l'inverse.

Nouvellement célibataire après des années en couple, je ne m'attendais à rien. J'avais pas le goût de m'embarquer dans une relation, mais quand on rencontre un gars comme toi version 2.0, on ne passe pas à côté.

J'me suis laissée aller, et j'me suis fait pogner. Je me suis fait prendre dans un filet qui était très bien camouflé.

@jessmclementsembedded via

Pendant les premières semaines, on a vécu le rêve. Date après date, il y avait quelque chose de fort, quelque chose de naturel entre nous. Je ne pouvais pas comparer notre histoire à celles que j'avais vécues avant, et ça faisait du bien. J'ai même entendu un je t'aime... je pense.

Puis, silence radio. J'ai couru un peu, pis j'tai retrouvé. Par contre, ton coeur n'a pas retourné l'appel. C'est un autre gars, froid, distant, profiteur que j'ai fréquenté durant cette deuxième vague. Je suis restée attachée aux papillons des premières semaines, mais j'aurais dû catcher qu'ils étaient maintenant empaillés. C'était pu des vrais.

Juste quand je ramassais assez de courage pour te laisser aller, tu revenais, profitant de ma chaleur sous tes draps. Pis moi, à chaque fois, je croyais qu'il y avait des nouvelles chenilles, prêtes à avoir des ailes.

Pis, une autre disparition. J'tai laissé du temps, j'ai pensé que c'était moi le problème. Puis j'ai finalement compris que tu avais décidé de finir ça comme ça, après un «pis quoi d'neuf» et des jours d'ignorance.

J'ai lu des dizaines de textes sur le ghosting, et j'pensais que ça arrivait juste aux autres. Finalement, ça arrive juste au monde qui date des trous de c*l comme toi, et qui pensent qui vont changer.

Ta game c'était de m'ignorer, revenir un p'tit peu, m'ignorer, revenir un p'tit peu - à l'infini. J'ai donné donné donné donné donné à en sacrifier ma santé mentale. Je n'ai plus rien à offrir à la partie. J'passe mon tour, pas besoin de m'envoyer ton prochain texte dans 10 ans.

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